05.08.2009
Pour en finir avec la primauté romaine
Le pape est-il successeur de St Pierre?
Le pape est-il infaillible?
Ces deux questions ont-elles un rapport avec l'antimaçonnisme dont la dénonciation est le but de ce blog? La réponse est oui car c'est en vertu de cette infaillibilité supposée - qui fait en matière de foi le pape égal à Dieu - que l'église romaine dite catholique a lancé ses condamnation entraînant derrière elle tout ce que les religions comptent d'ultras.
On lira donc ici le compte rendu de la vigoureuse protestation que fit un évêque courageux, par ailleurs grand serviteur de son pays, contre la prétention papiste*** au mépris des plus anciennes traditions de l'Eglise, Une, Sainte, Universelle (catholique) et Apostolique qui fut la seule instituée par le fondateur du Christianisme. Protestation d'opposition qui fut faite lors du Concile Vatican I de 1870. Ce prêtre ne fut malheureusement pas suivi et fut contraint, sous la pression de ses pairs, de se renier.
*** Prétention qui est de très loin bien antérieure à la promulgation du dogme en 1870. Elle est, ce que les catholiques romains ignorent généralement, avec l'introduction du "filioque" dans le Crédo Chrétien, une des causes de la séparation de l'Eglise Universelle en églises particulières (romains contre orthodoxes, orientaux... Elle donnera, avec d'autres motifs, naissance au protestantisme).
Il ressort de ce texte que Pierre ne fut jamais pape et ne prétendit pas à ce rôle. Qu'il ne fut pas à Rome et que les citations que font les cathos-clikeurs de l'Evangile pour justifier la primauté de Pierre sont abusives. A titre d'exemple le mot "Cephas", par lequel Jésus aurait renommé Simon, qu'on dit dérivé de l'Araméen "Kepha" dans le Grec et qu'on traduit par "Pierre" (prénom) n'existe pas dans la langue grecque.
Nos lecteurs jugeront.
DISCOURS DE L’ÉVÊQUE STROSSMAYER
AU CONCILE DU VATICAN I
en 1870 (1)
D ‘après une version italienne parue à Florence(2)
Vénérables pères et frères,
Ce n’est pas sans un tremblement, et cependant avec une conscience libre et tranquille devant Dieu qui vit et qui me voit, que j’ouvre la bouche au milieu de vous dans cette auguste assemblée!
Depuis que je siège ici avec vous, j ‘ai suivi avec attention les discours prononcés dans cette salle, espérant avec un grand désir qu’un rayon d’En-Haut pût illuminer les yeux de mon entendement et me permettre de voter les canons de ce Saint Concile Œcuménique en parfaite connaissance de cause.
L’étude de l’Ancien et du Nouveau Testament.
Pénétré du sentiment de ma responsabilité, dont Dieu me demandera un jour compte, je me suis mis à étudier avec la plus sérieuse attention les écrits de l’Ancien et du Nouveau Testament, et j ‘ai demandé à ces vénérables documents de la Vérité de me faire connaître si le Saint Pontife, qui préside ici, est véritablement le Successeur de Saint Pierre et vicaire de Jésus Christ et le Docteur infaillible de l’Église.
Pour résoudre cette grave question, j ‘ai été obligé d’ignorer l’état présent des choses et de me transporter en esprit, avec la torche évangélique en main, aux jours où il n’y avait ni ultramontanisme(3), ni gallicanisme(4) et dans lesquels l’Eglise avait pour Docteurs: Saint Paul, Saint Pierre, Saint Jean, Saint Jacques, Docteurs auxquels personne ne conteste l’autorité divine, sans mettre en doute ce que la Sainte Bible, qui est devant moi, nous enseigne, et ce que le concile de Trente a proclamé comme règle de foi. J’ai donc ouvert ces pages sacrées. Eh bien, oserai-je vous le dire? Je n’ai trouvé, ni de près, ni de loin, ce qui confirme l’opinion des ultramontains.
Et plus encore, à ma grande surprise, je trouve que dans les jours apostoliques, il n’est pas plus question d’un pape successeur de Saint Pierre et vicaire de Jésus Christ que de Mahomet qui n’existait pas encore. Vous, Monseigneur Manning (5) , direz-vous que je blasphème? Vous? Monseigneur Pie (6) , que je suis fou? Non, je ne blasphème pas et je ne suis pas fou. Seulement, ayant lu le Nouveau Testament en entier... je déclare devant Dieu, avec ma main levée vers ce grand crucifix, que je n’ai trouvé aucune trace de la papauté telle qu’elle existe en ce moment. Ne me refusez pas votre attention, mes vénérables frères, et ne justifiez pas par vos murmures et vos interruptions ceux qui disent, comme le Père Hyacinthe(7), que nos votes ont été depuis le début dictés par l’autorité! Si tel était le cas, cette auguste assemblée, vers laquelle sont tournés les yeux du monde entier, tomberait dans le plus honteux discrédit.
Si nous la voulons grande, nous devons être libres! Je remercie Son Excellence Dupanloup(8) pour son signe d’approbation, cela me donne du courage, et je continue...
Jésus Christ n’a donné aucune autorité à Pierre sur les autres apôtres.
En lisant ainsi les livres sacrés, avec cette attention dont le Seigneur m’a rendu capable, je me trouve pas un seul chapitre, ni un seul verset, dans lesquels Jésus Christ donne à Saint Pierre l’autorité sur les apôtres, ses compagnons d’œuvre.
Si Simon, fils de Jonas, avait été ce que nous croyons qu’est Sa Sainteté Pie IX aujourd’hui, c’est extraordinaire que Jésus ne leur ait pas dit: «Quand je serai monté vers mon Père, vous obéirez tous à Saint Pierre, comme vous m’obéissez. Je l’établis comme vicaire de ma Personne sur la terre».
Non seulement le Seigneur est silencieux sur ce point, mais Il pense si peu à donner un chef à l’Eglise, que lorsqu’Il promet à Ses apôtres qu’ils jugeront les douze tribus d’Israël (Matthieu 19:28), Il fait la promesse aux douze, un pour chaque tribu, sans leur dire: parmi ces trônes, l’un sera plus élevé que les autres: celui qui appartiendra à Saint Pierre! Certainement s’Il avait désiré qu’il en soit ainsi, Il l’aurait dit. Que concluons-nous de cette déclaration?
La logique nous dit: Christ ne désirait pas faire de Saint Pierre le Chef du Collège apostolique.
Quand Christ envoya Ses apôtres à la conquête du monde, Il donna à tous la promesse du Saint Esprit. Permettez-moi de le répéter: s’Il avait désiré constituer Pierre comme vicaire, Il lui aurait donné le plus haut commandement sur Son armée spirituelle. Christ, ainsi dit la Sainte Ecriture, défendit à Pierre et à ses collègues de régner ou d’exercer une souveraineté, d’avoir de l’autorité sur les fidèles comme le font les rois des gentils (Saint Luc 22:25).
Si Saint Pierre avait été élu Pape, Jésus n’aurait pas parlé ainsi, parce que, d’après nos traditions la papauté tient dans ses mains deux épées, symboles du pouvoir temporel et du pouvoir spirituel.
Une chose m’a beaucoup surpris; en la retournant dans mon esprit, je me dis en moi-même: si Saint Pierre avait été élu pape, est-ce que ses collègues auraient osé l’envoyer à Samarie avec Saint Jean pour annoncer l’Evangile du Fils de Dieu?
Que penseriez-vous, mes vénérables frères, si en ce moment, nous nous permettions d’envoyer Sa Sainteté Pie IX et son Excellence Monseigneur Plantier pour aller vers le patriarche à Constantinople, plaider avec lui, afin de mettre fin au schisme oriental?
Mais il y a encore un fait important: un Concile Œcuménique est réuni à Jérusalem pour décider de questions qui divisent les fidèles. Qui aurait réuni ce Concile, si Saint Pierre avait été pape? Saint Pierre. Qui l’aurait présidé? Saint Pierre ou ses légats. Qui en aurait formé ou promulgué les canons? Saint Pierre. Eh bien, rien de ceci ne s’est passé. L’apôtre assiste au Concile comme tous les apôtres; cependant ce n’est pas lui qui fait le résumé, mais Saint Jacques. Et quand les décrets furent promulgués, ils le furent au nom des apôtres, des anciens et des frères (Aptes 15:28). Plus j‘examine toutes ces choses, ô vénérables frères, plus je suis convaincu que dans les Ecritures le fils de Jonas n’apparaît pas comme le premier.
Saint Paul et les apôtres ne parlent pas de papauté.
De plus, alors que nous enseignons que l’Église est bâtie sur Saint Pierre, Saint Paul (dont l’autorité ne peut être mise en doute) dit, dans son Epître aux Ephésiens (2:20), qu’elle est bâtie sur le fondement des apôtres et prophètes, Jésus Christ étant la principale pierre de l’angle.
Et le même apôtre croit si peu à la supériorité de Saint Pierre, qu’il blâme ceux qui disent: Nous sommes de Paul, nous sommes d’Apollos, comme ceux qui disent: Nous sommes de Pierre (1 Corinthiens 1:12).
Ainsi, si ce dernier apôtre avait été le vicaire de Jésus Christ, Saint Paul aurait pris grand soin de ne pas censurer si violemment ceux qui se réclament de ses collègues.
Le même apôtre, résumant les ministères dans l’Église mentionne: les apôtres, les prophètes, les évangélistes, les docteurs et les pasteurs (1 Corinthiens 12:18).
Pourriez-vous croire, mes vénérables frères, que Saint Paul, le grand apôtre des nations, aurait oublié le premier ce ces ministères, si la papauté avait été une institution divine? Cet oubli me paraît aussi impossible que si un historien de ce Concile devait ne pas mentionner le nom de Sa Sainteté PieIX
(Différentes voix: «Silence hérétique! Silence!»)
Calmez-vous, mes frères, je n’ai pas encore fini; si vous me défendiez de poursuivre, vous agiriez mal à la vue du monde entier, en fermant la bouche au membre le plus humble de cette assemblée.
Je continue. L’apôtre Paul ne fait pas mention de la suprématie de Saint Pierre dans ses lettres aux différentes églises. Si cette primauté avait existé, si en un mot l’Eglise avait dans son corps un chef suprême, infaillible, dans son enseignement, est-ce que le grand apôtre aurait oublié de le mentionner? Que dis-je, il aurait écrit une longue lettre sur ce sujet de première importance. Alors pourquoi le fondement, la clef de voûte a-t-elle été oubliée, quand l’édifice de la doctrine chrétienne était en train de s’ériger?
A moins que vous acceptiez que l’Église des apôtres était hérétique, ce qu’aucun de vous ne voudrait faire ou n’oserait dire. Nous sommes obligés de confesser que l’Eglise n’a jamais été plus belle, plus pure et plus sainte que dans les jours où ii n’y avait pas de pape.
(Cris: «Ce n’est pas vrai! Ce n’est pas vrai!»)
Ne dites pas non, Monseigneur de Lavai, car si l’un de vous, mes vénérables frères, osait dire que l’Eglise qui a aujourd’hui un pape à sa tête a plus de foi, est plus pure dans sa morale que l’Eglise apostolique, qu’il le dise ouvertement, puisque de cette enceinte nos paroles volent d’un pôle à l’autre.
Je continue. Ni dans les écrits de Saint Paul, ni dans ceux de Saint Jacques ou de Saint Jean je n’ai trouvé la moindre trace ou le moindre germe d’autorité papale. Saint Luc, l’historien missionnaire des travaux des apôtres, est silencieux sur ce point si important. Le silence de ces saints hommes dont les écrits font partie du canon des Ecritures divinement inspirées, m’est toujours apparu comme un obstacle insurmontable, comme une impossibilité aussi injustifiable, si Saint Pierre avait été pape, que si Thiers, écrivant l’histoire de Napoléon Bonaparte avait omis le titre d’Empereur.
Je vois ici devant moi un membre de l’assemblée qui dit, en me montrant du doigt: «C’est un évêque schismatique qui a pénétré parmi nous sous de fausses couleurs». — Non, mes vénérables frères, je ne suis pas entré dans cette auguste assemblée comme un voleur, par la fenêtre, mais par la porte; mon titre d’évêque m’en a donné le droit, comme ma conscience de chrétien me force de dire ce que je crois être vrai.
Le silence de Saint Pierre
Ce qui m’a le plus surpris et ce qui a le plus grand poids dans cette démonstration, c’est le silence de Saint Pierre.
Si l’apôtre avait été ce que nous proclamons qu’il fut, c’est-à-dire le vicaire de Jésus Christ sur la terre, il l’aurait sûrement su, et s’il l’avait su, comment peut-il se faire qu’il n’ait jamais agi une seule fois comme un pape? Il aurait pu le faire le jour de la Pentecôte, quand il prononça son premier sermon, et il ne le fit pas, ni dans les deux lettres adressées à l’Eglise. Pouvez-vous imaginer un tel pape, mes frères, si Saint Pierre avait été pape?
Alors si vous voulez maintenir qu’il était le pape, vous devez maintenir aussi comme conséquence naturelle qu’il était ignorant du fait qu’il l’était. Maintenant je demande à quiconque a une tête pour penser et un esprit pour réfléchir: ces deux suppositions sont-elles possibles?
En retournant, comme je l’ai dit, au temps où l’apôtre vivait, l’Église ne pense jamais qu’il pouvait y avoir un pape; pour maintenir le contraire, il faudrait que les Ecrits sacrés aient été rejetés ou soient entièrement ignorés.
Saint Pierre à Rome.
Mais on dit de tous côtés: Est-ce que Saint Pierre n’est pas allé à Rome? Ne fut-il pas crucifié la tête en bas? N’y a-t-il pas dans cette ville éternelle la chaire où il a enseigné? les autels devant lesquels il a dit la messe?
Le fait que Saint Pierre a été à Rome, mes vénérables frères, ne repose que sur la tradition. Mais même s’il avait été évêque de Rome comment pouvez-vous par cet épiscopat prouver sa suprématie? Scaliger(9) , un des hommes les plus érudits, n’a pas hésité à dire que l’épiscopat de Saint Pierre et sa résidence à Rome devaient être classés parmi les légendes ridicules.
(Cris répétés: «Fermez-lui la bouche, fermez-lui la bouche, faites-le descendre de la tribune!»)
Mes vénérables frères, je suis prêt à me taire, mais n’est-ce pas mieux dans une assemblée comme la nôtre, d’éprouver toutes choses et de retenir ce qui est bon! Mes vénérables frères et amis, nous avons un dictateur devant lequel nous devons nous incliner et être silencieux, fût-ce même Sa Sainteté Pie IX: c’est l’histoire. Elle n’est pas semblable à une légende qu’on peut fabriquer, comme le potier pétrit l’argile, mais elle est comme un diamant, qui laisse sur la vitre une trace qui ne peut être effacée.
Jusqu’à présent, je me suis appuyé sur elle, et si je n’ai pas trouvé trace de la papauté aux jours apostoliques, c’est sa faute et non la mienne.
Voulez-vous me placer dans la position de quelqu’un accusé de fausseté? Vous êtes en droit de le faire, si vous le pouvez.
J’entends à ma droite ces paroles: «Tu es Pierre et sur ce roc je bâtirai mon Église» (Matthieu 16:15). Je répondrai à cette objection, mes vénérables frères, mais avant de le faire, je désire présenter le résultat de mes recherches historiques.
Dans les quatre premiers siècles
Ne trouvant pas trace de la papauté aux jours des apôtres, je me dis que je trouverais ce que je cherche dans les annales de l’Eglise. Eh bien je le dis franchement: j’ai cherché un pape dans les quatre premiers siècles et je ne l’ai pas trouvé.
Aucun de vous, je l’espère, ne mettra en doute la grande autorité du saint Évêque d’Hippone: le grand Saint Augustin.(10)
Ce pieux docteur, l’honneur et la gloire de l’Église catholique, était secrétaire au Concile de Milève(11). Dans le début de cette assemblée on trouve des mots significatifs: «Quiconque veut en appeler à ceux qui habitent au-delà de la mer ne sera reçu en communion dans aucune Eglise en Afrique.» Les évêques d’Afrique reconnaissaient si peu l’évêque de Rome, qu’ils frappaient d’excommunication ceux qui voulaient avoir recours à lui.(12)
Ces mêmes évêques au XXe Concile de Carthage, tenu sous Aurelius, évêque de cette cité, écrivaient à Célestin, évêque de Rome(13), pour l’avertir de ne pas recevoir d’appels des évêques, prêtres ou clercs d’Afrique; de ne pas envoyer de légats ou de commissionnaires, et de ne pas introduire la vanité humaine dans l’Eglise.
Le fait que le patriarche de Rome avait essayé, dès les temps anciens d’attirer à lui toute l’autorité, est un fait évident, mais un fait non moins évident, c’est qu’il n’avait pas la suprématie que les Ultramontains lui attribuaient. S’ils l’avaient possédée, est-ce que les évêques d’Afrique, Saint Augustin parmi eux le premier, auraient osé prohiber les appels de leurs décrets à son tribunal suprême?
Je confesse sans difficulté que le patriarche de la Rome ancienne tenait la première place. Une des lois de Justinien disait: «Nous ordonnons, d’après la définition des quatre Conciles, que le saint pape de Rome soit le premier des évêques et le très saint archevêque de Constantinople, qui est la nouvelle Rome soit le second».
Inclinez-vous alors devant la suprématie du pape, me direz-vous. Ne courez pas si vite à cette conclusion, mes vénérables frères, attendez ce que la loi de Justinien a écrit sur ce fait: «Dans l’ordre des sièges des patriarches, la prééminence donnée au primat est une chose, le pouvoir et la juridiction en est une autre».
Par exemple, supposons qu’à Florence il y ait une assemblée de tous les évêques du Royaume, la prééminence serait donnée au primat de Florence, comme parmi les Orientaux, elle serait accordée au patriarche de Constantinople, de même qu’en Angleterre, à l’archevêque de Canterbury. Mais ni le premier, ni le deuxième, ni le troisième n’aurait déduit de la position qui lui est assignée, un droit de juridiction sur ses collègues.
L’importance des évêques de Rome ne procédait pas d’un pouvoir divin mais de l’importance de la ville dans laquelle ils avaient leurs sièges. Monseigneur Darboy(14) n’est pas supérieur en dignité à l’archevêque d’Avignon; mais en dépit de cela, Paris lui donne une considération qu’il n’aurait pas s’il avait son palais au bord du Rhône au lieu de l’avoir au bord de la Seine. Ce qui est vrai dans l’ordre religieux, l’est aussi dans les sujets civils et politiques; le préfet de Rome ne l’est pas davantage que celui qui est à Pise; mais civilement et politiquement il a une plus grande importance;
J’ai dit que dès les premiers siècles, le patriarche de Rome aspirait au gouvernement universel de l ‘Eglise.
Malheureusement il ne fut pas loin d’y arriver, mais il ne réussit pas dans ses prétentions, car l’empereur ThéodoseII fit une loi par laquelle il établit que le patriarche de Constantinople devait avoir la même autorité que celui de Rome (Leg. cod. de sacra., etc.).
Les Pères du Concile de Calcédoine placèrent les évêques de la nouvelle et ancienne Rome sur un pied d’égalité, pour toutes choses, même au point de vue ecclésiastique (Canon 28).
Le VIe Concile de Carthage défendit à tous les évêques de prendre le titre «Évêque UNIVERSEL» ou de «Prince des évêques» ou de «Prince souverain».
Quant au titre d’Évêque UNIVERSEL que les papes prirent ensuite, Saint Grégoire, croyant que ses successeurs ne penseraient jamais à se l’attribuer, écrivit des paroles remarquables: «Aucun de mes prédécesseurs n’ a consenti à prendre ce nom profane, car lorsqu’un patriarche se donne à lui-même le nom d’universel, il en reçoit du discrédit, que les chrétiens s’abstiennent du désir de se donner un titre, eux-mêmes, qui apporte du discrédit sur les frères».
Les paroles de Saint Grégoire sont destinées à ses collègues de Constantinople qui prétendaient être les primats de l’Église.
Le pape Pélage II appelle Jean, évêque de Constantinople, impie et profane parce qu’il aspirait à la plus haute prêtrise. Ne vous souciez pas, disait-il, du titre d’universel que Jean a usurpé illégalement. Qu’aucun des patriarches ne prenne ce nom profane car quel malheur ne devrons-nous pas attendre, si de tels sentiments s’élèvent parmi les prêtres? Ils obtiendraient ce qui leur a été prédit: «Il est le roi des fils de l’orgueil» (Pélagius II, Lettre 13).
Ces autorités (et je pourrais en ajouter une centaine de même valeur), ne prouvent-elles pas avec une clarté égale à la splendeur du soleil à midi, que les premiers évêques de Rome ne furent reconnus que beaucoup plus tard comme évêques universels et chefs de l’Eglise?
D’un autre côté, qui ne sait que depuis l’année 325 dans laquelle fut tenu le premier Concile de Nicée, jusqu’en 580, l’année du deuxième Concile œcuménique de Constantinople, parmi plus de 1109 évêques qui assistèrent aux six premiers Conciles généraux, il n’y eut pas plus de 19 évêques occidentaux? Qui ne sait pas que les Conciles étaient convoqués par les empereurs, sans en informer l’évêque de Rome et souvent contre son désir? Que Hosius, évêque de Cordoue, présida le premier Concile de Nicée et en édita les canons. Le même Hosius présida ensuite le Concile de Serdica(15) en excluant les légats de Jules Ter, évêque de Rome.
Tu es Pierre
Je n’en dis pas plus mes vénérables frères et j’en viens maintenant au grand argument qui a été mentionné auparavant: établir la supériorité de l’évêque de Rome par le roc (pétra (16). Si cela était vrai, la dispute prendrait fin, mais les Pères de l’Eglise ne pensaient pas à ce sujet comme nous le faisons,
— et ils en savaient certainement quelque chose. Saint Cyril dans son quatrième livre sur la Trinité dit: «Je crois que par le roc vous devez comprendre la foi inébranlable des apôtres.»
Saint Hilaire, évêque de Poitiers, dans son deuxième livre sur la Trinité, dit «le roc (pétra) est le seul roc béni de la foi (confessionnelle) confessé par la bouche de Saint Pierre». Et dans le sixième livre sur la Trinité, il dit: «C’est sur ce roc de la confession de foi que l’Eglise est bâtie».
«Dieu, dit Saint Jérôme dans le sixième livre sur Matthieu, a fondé son Église sur le roc et c’est de ce roc que l’apôtre a été nommé».
Après lui, Saint Jean Chrysostôme, dans sa cinquante-troisième homélie sur Saint Matthieu: «Sur ce roc je bâtirai mon Eglise, c’est-à-dire sur la foi de la confession». Alors qu’était la confession de l’apôtre? La voici: «TU ES LE CHRIST, LE FILS DU DIEU VIVANT».
Saint Ambroise, le saint archevêque de Milan (sur le deuxième chapitre des Éphésiens), Saint Basile de Séleucie et les Pères du Concile de Calcédoine enseignent exactement la même chose.
Parmi tous les docteurs de l’antiquité chrétienne, Saint Augustin occupe une des premières places par ses connaissances et sa sainteté. Ecoutez alors ce qu’il écrit dans son deuxième traité sur la première Épître de Saint Jean: «Que signifient ces mot: Je bâtirai mon Église sur ce roc? Sur cette foi, sur celle qui dit: Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant». Dans son cent vingt-quatrième traité sur Saint Jean, nous trouvons cette phrase significative: «Sur ce roc, que tu as confessé, je bâtirai Mon Eglise puisque Christ était le roc».
Le grand évêque croyait si peu que l’Église était bâtie sur Saint Pierre qu’il dit à ses auditeurs dans son treizième sermon: «Tu es Pierre, et sur ce roc (pétra) que tu as confessé, sur ce roc que tu as reconnu en disant: Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant, sur ce roc Je bâtirai mon Eglise, Je la bâtirai sur Moi-même qui suis le Fils du Dieu vivant, Je la construirai sur Moi et non sur toi».
Ce que pensait Saint Augustin sur ce passage célèbre était l’opinion de la chrétienté de son temps. Par conséquent, j ‘affirme en résumé que:
1 — Jésus a donné à Ses apôtres les mêmes pouvoirs qu’Il a donnés à Saint Pierre.
2— Les apôtres n’ont jamais reconnu en Saint Pierre le vicaire de Jésus Christ et le docteur infaillible de l’Église.
3 — Saint Pierre n’a jamais eu le sentiment d’être pape et il n’a jamais agi comme s’il l’était.
4— Les Conciles des quatre premiers siècles, malgré qu’ils reconnurent la haute position qu’occupait dans l’Église l’évêque de Rome à cause de l’importance de cette ville, ne lui confèrent seulement qu’une prééminence honorifique, mais jamais d’autorité et de juridiction.
5 — Les saints Pères n’interprétèrent jamais le fameux passage (Tu es Pierre et sur ce roc je bâtirai mon Église) comme signifiant que l’Église était édifiée sur Saint Pierre (super Petrum), mais sur le roc (super petram), c’est-à-dire sur la confession de foi de l’apôtre.
J’en conclus victorieusement, avec l’aide de l’histoire, de la logique, de la raison, du bon sens, et avec une conscience chrétienne, que Jésus n’a accordé aucune suprématie à Saint Pierre, et que les évêques de Rome ne sont devenus les souverains de l’Eglise qu’en confisquant un à un les droits de l’épiscopat.
(Voix: «Silence, protestant éhonté!»)
— Non, je ne suis pas un protestant éhonté. L’histoire n’est ni catholique, ni anglicane, ni calviniste, ni luthérienne, ni schismatique grecque, ni ultramontaine. Elle est ce qu’elle est, c’est-à-dire quelque chose de plus fort que toutes les confessions de foi, que tous les Canons des Conciles Œcuméniques.
Vous pouvez écrire contre elle, si vous l’osez, mais vous ne pouvez pas plus la détruire que vous ne pourriez faire tomber le Colisée en en retirant une brique.
Si j’ai dit quelque chose qui soit contraire à l’histoire, prouvez-le moi par l’histoire, etje n’hésiterai pas un instant à faire amende honorable; mais soyez patients, et vous verrez que je n’ai pas dit tout ce que j’aurais voulu ou pu dire, car je suis obligé de continuer etje ne garderai pas le silence, même si le bûcher m’attendait sur la place de Saint Pierre.
Mgr Dupanloup dans ses célèbres Observations sur le concile du Vatican a dit, et avec raison, que si nous proclamions l’infaillibilité de Pie IX, la logique nous obligerait à considérer comme infaillibles tous ses prédécesseurs.
Erreurs et contradictions des Papes.
Eh bien! vénérables frères, ici l’histoire fait entendre sa voix avec autorité pour nous convaincre qu’il y a des papes qui ont commis des fautes.
Vous pouvez, à votre gré, protester contre ce fait. On ne peut le nier, mais je prouverai:
— Le pape Victor (189-198) approuva d’abord le montanisme et ensuite le condamna.
— Marcellin (296-3 04) fut un idolâtre. Il entra dans le temple de Vesta et offrit de l’encens à cette déesse. Vous direz que ce fut un acte de faiblesse, mais je déclare qu’<<un vicaire de Jésus Christ PREFERE MOURIR QUE D’APOSTASIER».
— Libère (352-356) approuva la condamnation d’Athanase et fit une profession d’arianisme, afin d’être rappelé de son exil (358) et de recouvrer un siège.
— Honorius (625-63 8) adhère au monothélisme; le Père Gratry l’a prouvé jusqu’à l’évidence.
— Grégoire 1(590-604) déclare que: quiconque aurait pris le titre d’évêque universel était un anti-christ et, par contre
— Boniface III(607) s’est fait accorder ce titre par l’empereur parricide Phocas.
— Pascal II(1099-1118) et Eugène 111(1145-1153) autorisèrent le duel.
—Jules II(1503-15 13) et Pie IV(1559-15665) le défendirent.
— Eugène IV (1431-1447) approuva le Concile de Bâle et la restitution du calice à l’Église de Bohême.
— Pie II(1458-1464) révoque la concession.
— Adrien II (867-872) déclare valides les mariages civils.
—Pie VII(1800-1823) les condamna.
— Sixte V (1585-1590) fit publier une édition de la Bible en en recommandant la lecture par une bulle.
Pie VII condamna cette lecture.
— Clément XIV (1769-1774) abolit l’ordre des Jésuites qui avait été permis par Paul III et Pie VII le rétablit.
Mais pourquoi aller chercher des preuves si loin?
Est-ce que notre Saint Père ici présent n’a pas dans sa bulle par laquelle il a donné les directions pour ce Concile dans le cas où il viendrait à mourir, avant qu’il ait pris fin, révoqué tout ce qui du passé pourrait lui être contraire, y compris ce qui procède des décisions de ses prédécesseurs? Et il est certain que si Pie IX a parlé ex cathedra il ne le fait pas lorsque des profondeurs de son sépulcre il impose sa volonté aux souverains de l’Eglise.
Je n’en finirais plus, mes vénérables frères, si je devais placer devant vos yeux les contradictions des papes dans leurs enseignements.
Si donc vous proclamez l’infaillibilité du présent pape, vous devez soit prouver, ce qui est impossible, que les papes ne se sont jamais contredits les uns les autres, ou bien vous devez déclarer que le Saint Esprit vous a révélé, à vous personnellement, que l’infaillibilité du pape date seulement de 1870. Etes-vous assez téméraire pour le faire?
Il se peut que le peuple soit indifférent, et passe par dessus des questions théologiques qu’il ne comprend pas et dont il ne voit pas l’importance; mais s’il est indifférent quant aux principes, il ne l’est pas quant aux faits. Par conséquent, ne vous trompez pas; si vous décrétez le dogme de l’infaillibilité papale, les protestants qui sont nos adversaires, entreront d’autant plus courageusement par la brèche, qu’ils ont l’histoire de leur côté, pendant que nous, nous n’avons que la négation à leur opposer. Que pourrons-nous leur dire quand ils nous exposeront ce qu’ont été tous les évêques de Rome depuis les jours de Luc jusqu’à sa sainteté Pie IX? Ah! s’ils avaient été tous comme Pie IX, nous serions vainqueurs sur toute la ligne, mais hélas il n’en est rien.
(Cris: «Silence, silence, assez, assez»).
Ne criez pas Messeigneurs! Craindre l’histoire, c’est se reconnaître vaincus. D’ailleurs, même si vous pouviez faire passer sur elle toute l’eau du Tibre, vous ne pourriez pas en effacer une seule page. Laissez-moi parler, et je serai aussi bref que possible, sur ce sujet si important.
— Le pape Virgile (537-555) acheta le siège pontifical de Bélisaire, lieutenant de l’empereur Justinien. C’est vrai qu’il rompit la promesse et qu’il ne donna jamais la somme promise. Est-ce là une façon canonique de mettre la tiare? Le second Concile de Calcédoine l’a formellement condamné. Dans un de ses canons, on peut lire: «L’évêque qui obtient l’épiscopat au moyen d’argent le perdra et sera dégradé».
— Le pape Eugène III (17) (1145-53) imita Virgile. Saint Bernard qui a brillé comme une étoile dans le firmament de cette époque, a désapprouvé le pape et lui a dit: «Peux-u montrer quelqu’un dans cette ville de Rome qui te reconnaisse comme pape s’il n’ avait pas reçu pour cela de l’argent, de l’or?» Mes vénérables frères, un pape qui établit une banque à la porte du temple est-il inspiré par le Saint Esprit? A-t-il le moindre droit à enseigner l’Eglise infailliblement?
Vous connaissez très bien l’histoire de Formose (891-896) pour qu’il ne soit pas nécessaire que je m’ étende.
Étienne VI (896-897) fit déterrer le Corps du pape Formose vêtu de ses habits pontificaux pour lui faire son procès, et lui fit ensuite couper les doigts dont il s’était servi pour donner la bénédiction et il le fit ensuite jeter dans le Tibre, en déclarant qu’il avait été un pape parjure et illégitime. Etienne VI fut ensuite jeté en prison par le peuple qui l’empoisonna et l’étrangla.
Rappelez-vous comment cette histoire se termina.
— Romain, successeur d’Ètienne, et après lui Jean IX réhabilita la mémoire de Formose.
Mais vous me direz que ce sont là des fables et non de l’histoire! Des fables! Allez, Messeigneurs dans la bibliothèque du Vatican et lisez Platina(18), l’historien de la papauté et les annales de Baronius (19) (A.D. 897). Ce sont là des faits, que pour l’honneur du Saint Siège nous voudrions ignorer mais quand il s’agit de définir un dogme qui peut provoquer un grand schisme parmi nous, l’amour que nous portons à notre vénérable Mère, l’Eglise Catholique, apostolique et romaine, doit-il nous imposer le silence?
Les péchés des papes et leurs excès.
Je continue. L’érudit cardinal Baronius, en parlant de la cour papale dit (prêtez attention, mes vénérables frères à ces paroles):«Comment se présentait l’Eglise romaine dans ce temps-là? Sous des traits inrames! A Rome, ne gouvernaient que de toutes puissantes courtisanes. Ce sont ces dernières qui donnaient, échangeaient, et s’appropriaient des évêchés, et, horrible à dire, elles firent installer sur le trône de Saint Pierre leurs amants, les faux papes». (Baronius A.D. 912)
Vous répondrez que c’étaient là des faux papes et non des vrais. Admettons cela, mais dans ce cas, si pendant 50 ans le siège de Rome fut occupé par des antipapes, comment ferez-vous renouer le fil de la succession apostolique? L’Eglise a-t-elle pu aller de l’avant, au moins pendant un siècle et demi, sans chef, donc acéphale?
Maintenant, considérez que le plus grand nombre de ces antipapes sont placés dans l’arbre généalogique de la papauté; et c’est cette absurdité que Baronius a décrite car Genebrardo, le grand adulateur des papes, n’a pas craint de dire dans ses chroniques (A.D. 901): «Ce siècle est infortuné, car depuis près de 150 ans, les papes sont déchus de toutes les vertus de leurs prédécesseurs, et sont devenus apostats plutôt qu’apôtres». Je comprends sans peine comment l’illustre Baronius doit avoir rougi en racontant les actes de ces évêques romains.(20)
En parlant de Jean XI (931-936) fils naturel du pape Serge III et de Marozia(21), il écrivit ces paroles:
«La sainte Eglise, c’est-à-dire, l’Eglise romaine, a été lâchement piétinée par un tel monstre».
Jean XII (955-963) élu pape à l’âge de 18 ans, sous l’influence de courtisans, ne fut pas du tout meilleur que son prédécesseur(22).
Cela m’afflige, mes vénérables frères de remuer tant de pourriture. Je me tais sur Alexandre VI, père et amant de Lucrèce, je passe à côté de Jean XXII(23) qui nia l’immortalité de l’âme, de Jean XXIII(24) qui fut déposé par le Concile Œcuménique de Constance. Certains diront que ce Concile n’était qu’un concile à caractère privé; soit, mais si vous refusez toute autorité à ce Concile, logiquement vous devez tenir la nomination de Martin V (1417-143 1) comme illégale. Dans ce cas, qu’adviendra-t-il de la succession apostolique? Pouvez-vous en retrouver le fil?
Je ne parle pas des schismes qui ont déshonoré l’Église. Dans ces tristes jours, le siège de Rome était occupé par deux rivaux et parfois par trois. Lequel de ceux-ci était le vrai pape?
Je me résume de nouveau, et je dis encore une fois, que si vous décrétez l’infaillibilité de l’évêque de Rome, vous devez établir l’infaillibilité de tous ses prédécesseurs, sans en oublier et exempter un seul, mais pouvez-vous faire cela quand l’histoire est là pour affirmer, avec un éclat qui n’a d’égal que celui du soleil, que les papes se sont trompés dans leurs enseignements?
Pourriez-vous faire cela et maintenir que les papes avares, incestueux, menteurs, meurtriers, simoniaques, ont été des vicaires de Jésus Christ? Oh! mes vénérables frères, on ne peut maintenir une pareille énormité sans trahir Jésus Christ, pire que ne l’a fait Judas, sans Lui jeter de la boue à la face.
(Cris: «Descendez de la chaire! fermez la bouche à l’hérétique!»)
Retournons aux Saintes Écritures
Mes vénérables frères, vous criez, mais ne serait-ce pas plus digne de peser mes raisons et mes preuves à la balance du sanctuaire? Croyez-moi, l’histoire ne peut être refaite, elle est là, elle restera là et elle restera là toute l’éternité, pour protester avec force contre le dogme de l’infaillibilité. Vous pouvez le proclamer à l’unanimité, mais il vous manquera une voix, et c’est la mienne!
Les vrais fidèles, Messeigneurs, ont les yeux fixés sur nous, attendant de nous un remède aux maux innombrables qui déshonorent l’ Eglise. Allez-vous décevoir leurs espérances?
Quelle ne sera pas notre responsabilité devant Dieu, si nous laissons passer cette occasion solennelle que Dieu nous a donnée pour guérir la vraie foi? Saisissons-la mes frères, armons-nous d’un saint courage, faisons un violent et courageux effort, retournons à l’enseignement des apôtres, étant donné qu’en dehors de cet enseignement, nous n’avons qu’erreurs et fausses traditions.
Servons-nous de notre raison et de notre intelligence pour prendre les apôtres et les prophètes comme nos seuls maîtres infaillibles concernant la question des questions: «Que dois-je faire pour être sauvé?»
Quand nous aurons réglé cette question, nous aurons posé le fondement de notre système dogmatique sur le rocher ferme, inébranlable, durable et incorruptible des Ecritures divinement inspirées. Alors nous irons pleins de confiance devant le monde et, à l’exemple de l’apôtre Paul, en présence des libre-penseurs, nous ne voudrons savoir autre chose que «Jésus Christ et Jésus Christ crucifié». Nous irons à la conquête par la prédication de la «folie de la croix» comme Paul a conquis les savants de Grèce et de Rome, et l’Eglise romaine aura son glorieux 89.
(Clameurs et cris: «Descendez, chassez ce protestant, ce calviniste, ce traître de l’Église!»)
Vos cris, Messeigneurs, ne m’épouvantent pas. Si mes paroles sont brûlantes, ma tête est froide.
Je ne suis ni de Luther, ni de Calvin, ni de Paul, ni d’Appolos, mais de Christ.
(Cris renouvelés: «Anathème, anathème à l’apostat»).
Anathème? Messeigneurs, anathème? Vous savez bien que vous ne protestez pas contre moi, mais contre les saints apôtres, sous la protection desquels j ‘aimerais que ce Concile place l’Eglise. Ah! s’ils sortaient de leurs tombes, couverts de leurs linceuls, parleraient-ils un langage différent du mien? Que leur répondriez-vous, quand par leurs écrits ils vous diraient que la papauté s’est éloignée de l’Evangile du Fils de Dieu, qu’ils ont prêché et confirmé d’une façon si généreuse par leur sang? Auriez-vous le courage de leur dire: «Nous préférons l’enseignement de nos papes, de Bellarmin(25), d’Ignace de Loyola(26) au votre»? Non, non, mille fois non, a moins que vous ayez fermé vos oreilles pour ne plus entendre, vos yeux pour ne plus voir et que vous n’ayez atrophié votre intelligence pour ne plus comprendre.
Ah! si Celui qui règne en haut désire nous punir en faisant descendre Sa main lourdement sur nous, comme Il le fit pour le Pharaon, Il n’a pas besoin des soldats de Garibaldi pour nous chasser de la ville éternelle, Il n’a qu’à nous permettre de faire un dieu de Pie IX, comme nous avons fait une déesse de la Sainte Vierge.
Arrêtez-vous, arrêtez-vous! sur la pente odieuse et ridicule sur laquelle vous êtes placés. Sauvez l’Église du naufrage qui la menace, cherchant dans les seules Écritures la règle de foi que nous devrions croire et pratiquer.
J’ai parlé. Que Dieu me soit en aide!
Notes
1 Josip Juraj STROSSMAYER né à Osijek en 1815, ordonné prêtre en 1838, nommé professeur de Droit Canon à Vienne en 1847, devient évêque de Djakovo en 1850, décédé à Djakovo en 1905.
2. Le texte de ce discours, apparemment pris en sténographie, comportait quelques erreurs de références et quelques fautes d’orthographe dans les noms propres. Au cas où il en resterait qui nous auraient échappé, nous vous serions reconnaissant de nous les signaler.
3 Ultramontanisme: mouvement qui prônait la centralisation des pouvoir spirituels et temporels dans les mains du pape.
Ce courant triompha avec le Concile de Vatican I en 1870.
4 Gallicanisme: affirmation que le pouvoir temporel est indépendant de la juridiction du pape.
5 Henry Edward Manning (1808-1892) archevêque de Westminster à partir de 1865.
6 Louis Pie, 1815-1880, évêque de Poitiers ultramontain devint cardinal en 1879.
7 Charles Loyson dit le Père Hyacinthe (1827-19 12).
8 Félix Dupanloup, 1802-1878, évêque d’Orléans
9 . Joseph Juste Scaliger, humaniste, 1540-1609.
10. Saint Augustin (354-430), évêque d’Hippone (l’actuelle Bône en Algérie) de 396 à sa mort, le plus célèbre des Pères de l’église latine.
11. 402.
12. Voir aussi les canons 11 du XIe Concile de Carthage, 17 et 28 du XVIe Concile de Carthage. Un certain Apiarius excommunié en Afrique en avait appelé au pape qui par son légat Faustin exigeait qu’il soit réadmis. Les pères d’Afrique avaient refusé en déniant tout autorité à Rome pour s’ingérer dans cette affaire.
13. Célestin 1er 422-432.
14. Georges Darboy (1813-1871), archevêque de Paris, opposé à l’infaillibilité pontificale au Concile de Vatican I, otage
de la Commune, il en fut l’une des plus illustres victimes.
15. en 343. Serdica, en latin Sardica, l’actuelle Sofia.
16. le passage de Matthieu 16:18 emploie deux mots grecs différents souvent traduits, à tort, par le seul mot «pierre». Il est écrit: «Je te dis que tu es Pierre (petros); et sur ce roc (petra) je bâtirai mon église». Le mot «petros» désigne une pierre que l’on peut soulever ou lancer à la main (cf. 2 Macc. 1:16 et 4:4 1), le mot «petra» désigne un roc, un rocher (cf. Matt. 7:24 & 25, Malt. 27:51 &60, etc.). Le père jésuite F.Zorell le reconnaît dans son «Lexicon Grœcum Novi Testamenti», où nous trouvons: «Petra: rupes, petra, saxum et quidem, in oppositione ad «petros» quod significat saxum a monte vel solo solutum, lapidem magnum, sed tantum ut adhuc levari manuque proj ici possit)», c’est à dire: «Petra: rocher, roc, roche et ceci en opposition à «petros» qui signifie rocher arraché à une montagne ou au sol, grosse pierre mais qui peut être néanmoinS soulevée et lancée à la main».
17. (IV originairement)
18. Bartolomeo Sacchi dit il Platina (142l-148l)~ humaniste devint bibliothécaire du Vatican en 1478, il publia une histoire des papes en 1479.
19. Cesare Baronius ou BarofliO (1538-16O7) Cardinal et historien. Disciple de Saint Philippe Néri, confesseur du pape Clément VIII, protoflotaire apostolique cardinal (1596) et bibliothécaire de la Vaticane (1597).
20. Baronius a appelé la période qui va des règnes de Serge III à celle de Jean XI: la «pornocratie».
21. Marozia (892-93 7) fille de Théophylacte et de Théodora (qui mit sur le trône pontifical Serge III) épouse en 905 Albéric 1er marquis de Spolète, devint la maîtresse de Serge III dont elle eut un fils qu’elle fit plus tard élire pape sous le nom de Jean XI. Elle épousa par la suite Gui de Toscane puis Hugues de Provence; Elle fit et défit les papes pendant des années faisant emprisonner et assassiner Jean X, et probablement aussi Léon VI et Etienne VII.
22. Jean XII (955-964) petit-fils de Marozia et fils d’Albéric II de Spolète. Connu pour ses débauches il mourut des suites de la correction que lui infligea un mari qui l’avait trouvé dans le lit de sa femme.
23. Jean XXII régna de 1316 à 1334. Célèbre pour avoir fait faire par l’Inquisition un procès contre Maître Eckart. Il mourut alors qu’un procès pour hérésie lui était intenté.
24. Jean XXIII régna de 1410 à 1415 date à laquelle il fut déposé par le Concile de Constance et remplacé par Martin V qui le nomma cardinal-évêque de Tusculum. Sa tombe, dans le baptistère de Florence, porte l’insigne papal. Aujourd’hui, dans l’église romaine, il n’est plus compté dans la liste officielle des papes.
25. Bellarmin, en italien Roberto Bellarmino (1542-1621) Théologien célèbre entre autre pour ses écrits et aussi pour sa condamnation de Galilée, il fut canonisé en 1930 et mis au rang des docteurs de l’église romaine.
26. Ignace de Loyola (1491-1556) fondateur de l’ordre des Jésuites, canonisé en 1622.
Source : http://bible.free.fr/histoire/strossma.pdf
10:08 Publié dans D0- Points de vue religieux sur la religion | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : pape, primauté, hérésie, catholique, vatican, franc-maçonnerie
24.07.2009
Un prêtre courageux... ça existe!!!
Nous sommes généralement assez critiques à l'égard des clercs.
Il arrive cependant qu'on rencontre ici ou là des témoins assez courageux pour donner leur point de vue sur la religion qui est la leur.
C'est suffisamment rare pour être signalé. D'où notre publication ci-dessous extraite du site Golias dans les commentaires de sa note consacrée à la nouvelle encyclique papale "Caritas in Veritate"
http://www.golias-editions.fr/spip.php?article2959#Forums
De Raymond Gravel prêtre
Je trouve aberrant que le débat porte sur le vivre avec ou sans Dieu... Personnellement, je suis croyant, catholique et prêtre et je ne possède pas la vérité. Ma foi est une espérance, mais j’accepte que d’autres ne partagent pas ma foi et qu’ils ne s’en portent pas plus mal. On peut très bien vivre sans Dieu et se référer au pape, aux évêques et aux prêtres pour dire la nécessité de Dieu, je trouve cela plutôt loufoque, d’autant plus, qu’à certaines époques, ces dirigeants d’Église ont été plus pervers que n’importe quels incroyants réunis. Ayons assez d’humilité pour reconnaître notre petitesse dans cet univers que nous devons gérer avec nos forces et nos talents bien sûr, mais aussi avec nos limites et nos fragilités. Que le pape, dans son encyclique, dise que sa foi en Dieu est importante, il a tout à fait le droit de le faire, mais je refuse qu’il dénigre ceux qui ne croient pas. Ces gens ont aussi leur dignité et leur humanité et, comme croyants, nous devons les respecter. Dans l’histoire, il y a eu autant d’atrocités de commises par des croyants que des non croyants. Alors, ce débat est inutile et n’apporte aucun éclairage sur la vérité, s’il existe une vérité... Raymond Gravel prêtre
Chapeau mon père!!! Prions en effet pour que des hommes comme vous se lèvent nombreux.
14:25 Publié dans D0- Points de vue religieux sur la religion | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : vatican, catholique, foi, encyclique, pape
Benoît XVI - Un Illuminati au Vatican???
Le pape Benoît XVI vient de publier sa nouvelle encyclique "Caritas in Veritate" censée renouveler la Doctrine Sociale de l'église romaine.
Bien que ce texte ne fasse pas explicitement référence à la Franc-Maçonnerie nous avons pris la décision d'en faire un bref commentaire car son application nous paraît relever d'une volonté de théocratisation du monde contraire à la LIBERTE, aux libertés, notamment celle de penser "un monde sans dieu(x)" (à tout le moins un monde où la croyance en un dieu révélé ou non est cantonnée à la seule sphère privée).
Nous passerons donc sur le long procès qui est fait au monde actuel. Procès qui oublie que depuis au moins deux mille ans les peuples entiers qui constituent l'immense majorité de la population mondiale vivent sans dieu, à tous le moins sans celui que voudraient imposer le pape et ceux qui furent ses prédécesseurs, sans que ces peuples soient ni débauchés, ni licencieux, ni cupides.... plus que ne le sont les peuples christianisés, le plus souvent par la force des "armées très chrétiennes" (croisades, conversions forcées en Afrique, Amérindie..., voire Europe).
Au delà donc du constat de l'état du monde, au delà des habituelles condamnations de tout ce qui est supposé contrevenir à la "loi naturelle" d'ordre divin selon l'église romaine, au delà de l'incantatoire rappel à l'utopique ordre chrétien... nous ne nous arrêterons que sur le point suivant de l'encyclique par lequel on découvre que le pape propose rien moins que la création d'un gouvernement mondial dont il serait (lui ou un de ses successeurs) le chef spirituel :
Chapître V - Paragraphe 67 : Face au développement irrésistible de l’interdépendance mondiale, et alors que nous sommes en présence d’une récession également mondiale, l’urgence de la réforme de l’Organisation des Nations Unies comme celle de l’architecture économique et financière internationale. [...] il est urgent que soit mise en place une véritable Autorité politique mondiale telle qu’elle a déjà été esquissée par mon Prédécesseur, le bienheureux Jean XXIII. Une telle Autorité devra être réglée par le droit, se conformer de manière cohérente aux principes de subsidiarité et de solidarité, être ordonnée à la réalisation du bien commun, s’engager pour la promotion d’un authentique développement humain intégral qui s’inspire des valeurs de l’amour et de la vérité. Cette Autorité devra en outre être reconnue par tous, jouir d’un pouvoir effectif pour assurer à chacun la sécurité, le respect de la justice et des droits. Elle devra évidemment posséder la faculté de faire respecter ses décisions par les différentes parties, ainsi que les mesures coordonnées adoptées par les divers forums internationaux.
Il s'agit bien là d'un gouvernement mondial avec les prémices de l'ordre qui le sous-tend qui ne peut être que tyranique et/ou despotique (au sens grec ancien) quand bien même il serait "éclairé".
Et d'ailleurs les cléricaux à col dur ne s'en cachent pas puisqu'on peut trouver sur plusieurs de leurs commentaires des phrases du genre : ".".../... en fait les critères que pose BXVI pour établir cette autorité internationale sont tels qu'ils disqualifient à l'avance toutes les autorités qui prétendraient s'investir d'un tel rôle...puisqu'il leur faudrait tout simplement se reconnaître chrétienne et par là-même soumise au magistère infaillible de l'Eglise....../...". CQFD.
Imaginons donc que le "machin" existe à la fois en tant que gouvernement et mode de gouvernance "qui soit reconnu par tous", qui soit doté de "la faculté de faire respecter ses décisions, pour assurer le respect de la justice et des droits, pour garantir la sécurité, pour promouvoir un authentique développement humain (inspiré des valeurs de l'amour et de la vérité)... ce qui implique police, armée, tribunaux, administration(s) donc financements, codes et lois, réglements.... bref tous les attributs du pouvoir... Alors qui paye, qui dit le droit, qui contrôle les adminsitrations et services, qui commande les armées, la police, qui contrôle le juridique et le judiciaire, qui défini les valeurs de vérité et de justice, quelle part avons nous dans cette usine à gaz, qui sont nos représentants, comment sont-ils désignés, quel poids ont-ils face à l'argent, au(x) marché(s), aux états..... que deviennent nos états??????? La France et le Vatican même poids dans les décisions????
Qu'on ne nous parle pas ici du principe de "subsidiarité" mis en avant par le pape. Nous savons tous très bien que tout pouvoir établi tend à absorber toutes les prérogatives des pouvoirs existants et à n'en tolérer aucun autre que lui. L'empire romain et l'église dite catholique qui lui a succédé nous en ont donné l'exemple s'il était nécessaire d'apporter la preuve d'une telle affirmation.
En fait si l'on veut bien y réfléchir il s'agit là d'une présentation soft des fameux Protocoles (de Sion et de Toronto) qui ont tant alimenté le phantasme catholique du complot judaïco-maçonnique et d'une alliance objective avec ce que prônent aujourd'hui encore certains états, mouvements, religieux extrémistes. Il s'agit très précisément du programme élaboré par les fameux "Illuminati"*** (http://fr.wikipedia.org/wiki/Illuminati) et autres tenants du Nouvel Ordre Mondial (NOM) qui vise la destruction de toutes les structures étatiques traditionnelles, celle des systèmes philosophiques et religieux authentiques, de la cellule familiale... au profit d'une société matérialiste dominée par le roi Argent servi par des peuples abêtis par une presse, une culture, des moyens technique aux ordres. Programme que dénoncent avec force tous les sites cathos et extrémistes en en faisant une machine de guerre d'inspiration maçonnique ce qui est un comble quand on lit attentivement le texte papal.
De là notre question initiale en forme de renvoi des boulets rouges que tout ce que la cléricalité patentée à toques, turbans et calottes envoie à pleins canons à la face de la Franc-Maçonnerie : Benoît XVI - Un Illuminati au Vatican?
Merci à notre frère Emanuel de sa contribution.
Emmanuel
10:04 Publié dans E1- Du cléricalisme | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : encyclique, veritas in veritate, pape, vatican, catholique, antimaçonnerie, nouvel ordre mondial, nom
04.04.2009
Un allien dans le placard!!!
Une affirmation sidérante!!!
Le grand philosophe Gordiano BRUNO n'aurait pas été brûlé par l'église catholique. C'est ce qu'affirme contre la vérité historique l'auteur de ce blog :
http://denismerlin.blogspot.com/2009/03/giordano-bruno-na... .
Il s'agirait, selon l'auteur et deux de ses amis, d'un hoax diffusé par les ennemis de la catholicité et ce alors que cette note des archive vaticane dit le contraire :
http://asv.vatican.va/fr/doc/1597.htm
Mais ceci n'est que le moindre de l'imbécilité (voir étymologie du mot) de ce blogeur violemment anti-maçon ainsi que toutes les é-mules papales à la suite de "l'idiot" (selon le docteur Caillet) Clément XII.
En effet Denis Merlin, qui se prend pour l'enchanteur du même nom au point d'en perdre la tête sans avoir pour autant l'immense intelligence du grand saint Denis, se fend d'au moins deux couplets anti-maçonniques dénonçant la supposée trahison des juges francs-maçons. Juges dont le serment maçonnique trahirait, selon lui, le serment professionnel.
http://denismerlin.blogspot.com/2009/04/les-magistrats-fr...
http://denismerlin.blogspot.com/2009/04/les-magistrats-fr...
Le problème c'est que le bonhomme avoue, dans la foulée d'une autre ignorante (voir étymologie du mot) patentée journaliste, nommée Sylvie Coignard, qui vient d'accoucher d'un pamphlet anti-maçonnique, tout ignorer du serment maçonnique. Alors qu'il leur suffit d'aller dans n'importe quelle librairie spécialisée pour consulter, voire acheter, tous les rituels maçonniques de tous les rites. Ou d'aller sur internet consulter les sites dédiés.
http://www.dailymotion.com/video/x8ospi_francs-macons-au-...
Il semble même que ces deux pîtres ignorent que, de l'aveu même du Vatican, plus de 80 000 ouvrages ont été écrits sur la maçonnerie et que plus de 100 nouveaux paraissent chaque année. Or chacun peut le constater jamais l'église catholique, qui n'est pas à un ECAR près, n'a divulgué ce serment dont elle connait parfaîtement tous les termes. La raison? Nous allons y venir.
De même il ne leur parait même pas curieux que, parmi les nombreux renégats de la maçonnerie, comme le dr Caillet ou le nommé Dellière, aucun n'ait jamais publié ce même serment. La raison?
La raison en est d'une grande simplicité : Une telle publication les obligerait, église, anti-maçons de toutes sortes et renégats, à reconnaître qu'il ne contient rien qui soit contraire à la foi, aux moeurs, à l'intérêt des états et des peuples.
Ainsi tomberaient d'elles-mêmes les accusations de criminalité, de complotisme, de dépravation... et autres qui ont cours depuis le siècle de Clément XII (pourri jusqu'aux tripes qu'il perdait abondamment).
Mais qu'on ne compte pas sur nous pour dévoiler ce serment. L'idiotie et la fénéantise des uns ne sauraient excuser la divulgation des autres.
14:15 Publié dans C0- Antimaçonnisme | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : anti-maçonnisme, église, vatican, rome, pape, franc-maçonnerie
13.03.2009
VATICAN : 0 - GODF : 1
Après la calamiteuse affaire de la levée de l'excommunication des évêques intégristes, le pape se justifie par une lettre adressée le 12 mars dernier à ses pairs évêques. Procédure tout à fait inhabituelle qui témoigne de la gravité de la crise dans laquelle la théorie du complot maçonnique pointe le bout de son nez.
Dans cette lettre aux évêques qu'on pourra lire en intégralité ici :
http://www.la-croix.com/illustrations/Multimedia/Actu/200...
le pape se présente en victime de "certains groupes haineux et intolérants à son endroit et à celui de l'église" en même temps qu'il rejette sur d'autres son erreur d'appréciation de ce qu'est la réalité intégriste et de l'opposition qu'elle suscite dans la catholicité. Il ne s'interdit pas cependant de faire preuve d'un certain cynisme mercantile lorsqu'il évoque l'importance numérique, sous-entendu financière, de la mouvance intégriste sachant que, comme pour d'autres institutions, les finances vaticanes viennent de prendre quelques boulets sous la ligne de flottaison.
Dans le même temps où cette lettre est rendue publique on découvre qu'un dossier "top secret" circule dans les officines vaticanes. Ce dossier dont on trouvera les références ici :
http://forum.pelerin.info//view.php?site=pelerin&bn=p...
retrace l'historique de ce télescopage historique entre une action qui, selon le pape, se veut positive en direction de "l'unité des chrétiens" et l'invraissemblable affaire de l'évêque intégriste négationniste des camps de la mort.
Que dit ce dossier qui concerne les Francs-Maçons? Simplement ceci : Que toutes cette affaire, destinée à pièger le pape, aurait été montée de longue date par une journaliste française, du nom de Fiammetta Venner, présentée comme une activiste connue du mouvement homosexuel, favorable à l'avortement et à la laïcité, intervenante habituée des rencontres sur la laïcité du Grand Orient de France, par ailleurs co-auteur d'un ouvrage défavorable à l'OPUS DEI et à la mouvance intégriste accusée de connexions étroites avec l'extrême droite française, connue pour son fascisme et son anti-sémitisme.
De là la conclusion du dossier : Ce serait en France, c'est-à-dire dans le pays où le « cancer » lefebvriste s'est le plus développé, ouvrant des blessures dans la société et dans l'Église pas encore cicatrisées aujourd'hui, qu'est née la volonté de discréditer Benoît XVI au moment où il prenait une des décisions les plus explosives de son pontificat. Une volonté de discréditer le Pape et, donc, de bloquer le processus déjà difficile de rapprochement avec les lefebvristes à l'Église.
D'où notre titre : VATICAN : 0 - GODF : 1
Est-ce un hasard si l'hebdomadaire LE POINT de cette semaine publie un épais dossier de 7 pages sur les Francs-Maçons dans le gouvernement français et la vie politique. Ce alors qu'il ne consacre qu'une vingtaine de lignes à l'autre calamiteuse affaire de l'excommunication d'une famille et d'une équipe médicale brésiliennes par un pauvre type d'évêque connu pour son opposition farouche à tout ce qui fut l'oeuvre du regretté père Don Helder Camara?
Si le pape veut vraiment, et sans arrière pensée, l'unité des chrétiens qu'attend-il pour annuler sa "Déclaration d'incompatibilité" entre l'église et la FM datée de 1983? Déclaration qui annule les effets des décisions du Concile V.II. Il assurerait ainsi la réintégration des catholiques francs-maçons dans le giron de l'église. Francs-maçons qui sont entre 2 et 3 millions dans le monde?
11:35 Publié dans C2- Antimaçonnisme religieux (Catholique) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : anti-maçonnisme, église, vatican, rome, pape, franc-maçonnerie, complot, benoit xvi, extrémisme
30.04.2008
Extrait d'un ancien rituel dit "de Berne" (vers 1740)
Extrait d'un texte maçonnique publié au début du 20ème siècle divulguant un rituel maçonnique très ancien puisque daté par les spécialistes de 1740 environ (soit en même temps ou presque que la première condamnation papale de Clément XII - In Eminenti - 1738)
L'article extrait et présenté ici ne devait être lu qu'aux candidats catholiques romains.
".../... A l'Egard du scrupule que bien des gens ont conçû au sujet des Censures Ecclesiastiques, que l'on pretend étre lancées contre Nous, cet Objet ne doit pas inquieter lorsqu'on veût y reflechir, sans vouloir se soustraire à l'Obéissance du St-Siege, il est permis de Connoitre jusques ou vâ son pouvoir sur tout, lorsque l'on puise la Regle de son Jugement dans les Sts-Canons, qui font eux memes toutte l'Authorité du Souverain Pontife; Or nous apprenons par ces Canons qu'une Excommunication ne peût etre valable qu'autant qu'elle a été portée en Connoissance de Cause, attendû que le Mal ne se suppose point, etant surs comme Nous Sommes que le Pape n'a pas crû etre instruit de ce qui se passe parmi Nous, Nous sommes deja convenûs que l'Excommunication est nulle de plein Droit, puis qu'elle à manqué du Moyen necessaire pr. la fonder, mais à supposer que sous le Titre de Censure Conditionnelle elle puisse avoir quelque force, notre Conscience dans ce Cas est notre veritable Refuge, et puis qu'elle ne nous reproche rien, nous devons en etre parfaitement tranquilles.../...".
On ne peut être plus clair. Nous pouvons donc considérer comme nulles toutes les condamnations qui ont repris cette condamnation de Clément XII y compris la dernière sous la plume de J. Ratzinger. Et nous pouvons aussi considérer comme "faux témoins" tous les papes, cardinaux et évêques successifs qui ont fulminé contre la maçonnerie sans être plus instruits que leur prédécesseur Clément.
Emmanuel
15:05 Publié dans A1- Franc-Maçonnerie - Présentation | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : anti-maçonnisme, franc-maçonnerie, pape, vatican, catholiques, églises, évêques
16.04.2008
Ne jugeons pas pour ne pas être jugés
Mise au point en forme de rappel.
Un de nos correspondant nous a adressé un message au sujet de la visite du pape Benoit XVI aux USA et de la question des prêtres pédophiles dans l'église.
Nous avons décidé de ne pas plublier ce post qui n'entre pas dans l'objet de notre blog.
Cet objet est de combattre l'anti-maçonnisme sous toutes ses formes. Anti-maçonnisme sorti de la boite de Pandore dont l'église catholique fut malheureusement la première à soulever le couvercle.
Il n'est en aucune manière de nous instituer en procureurs contre les agissements d'hommes perdus qui relèvent aujourd'hui de la justice des hommes et demain de la Justice divine. Il n'est pas non plus dans nos intentions de jeter l'opprobe sur une institution, qui, quoi qu'elle en dise, n'est ni plus ni moins humaine que beaucoup d'autres.
Nous avons aussi en maçonnerie, et quoi que nous fassions pour l'empêcher, nos moutons noirs. Ils ne font pas plus la Franc-Maçonnerie que quelques clercs égarés ne font l'Eglise.
Sachons donc raisons garder.
Emmanuel
10:05 Publié dans Z0 - Brèves - Actu chaude ou froide | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : franc-maçonnerie, francs-maçons, église, catholiscisme, papauté, vatican, pape
16.06.2007
Lettre ouverte au pape et à la hiérarchie catholique
C'est bien volontiers que nous relayons cette lettre ouverte à Sa Sainteté Benoît XVI. Nous n'aurions pas choisi le tutoiement mais plutôt le vouvoiement. A part ça nous sommes en plein accord avec le fond très modéré de ce texte dont nous ne sommes pas les auteurs.
LETTRE OUVERTE
au
CITOYEN, BIEN AIME et TRES CHER FRERE
JOSEPH RATZINGER
Episcopus Ecclesia Catholicæ,
Souverain Prince en ses états du Vatican.
Citoyen, bien aimé et très cher frère,
C'est en raison de notre triple appartenance à l'Eglise du Christ, au Catholiscisme et à la Franc-Maçonnerie traditionnelle que nous t'adressons cette lettre ouverte en ta qualité de chef de l'Eglise Catholique Romaine. Peut-être seras-tu surpris par notre tutoiement? N'est-il pas de mise entre "frères" qui n'ont qu'une seule patrie et qu'un seul Père?
L'Eglise, que tu représentes se place par "institution divine" au dessus de toutes les autres institutions (Can. 100). Elle prétend les juger toutes ainsi que leurs dirigeants (Can. 1557). Elle interdit le recours aux tribunaux contre ses arrêts (Can. 2334 et 2335).
Toi-même, en tant que "premier siège", n'es jugé par personne (Can. 218, 1556). Tes jugements sont sans appel (Can. 1880) parce que, pense-t-on, inspirés "de l'Esprit Saint" (Can. 219). Par là même, tu es dispensé de la charge de la preuve (Can. 1747). Et il suffit que tu déclares qu'une chose incertaine est problable pour qu'elle devienne certaine (Can. 1825, 1827).
Ainsi, il a suffit que tes prédécesseurs, "attentifs à la renommée publique (sic) et à l'insinuation (sic) d'hommes pieux", déclarent la Franc-Maçonnerie "criminelle", "satanique", "perverse"..., longue est la liste des qualificatifs diffamatoires (Can. 2335, Encyclique "In Eminenti" et suivantes), pour qu'elle le devienne aux yeux de nombreux chrétiens. A ceux également de toutes sortes de gens et systèmes de pensées, généralement proches de ce qu'on qualifie "extrêmisme" (de droite et de gauche), dans lesquels - tant les idées véhiculées sont aux antipodes des enseignements évangéliques - on est en droit de se demander ce que vient y faire un grand nombre de chrétiens et de catholiques?
Ainsi, il a suffit que dans une déclaration (datée de 1983), confirmé par ton prédécesseur Jean-Paul, tu réaffirmes l'incompatibilité de l'appartenance à l'Eglise et à la Franc-Maçonnerie pour que se déchaînent à nouveau les démons de l'anti-maçonnisme, du complotisme judéo-maçonnique... proches parents du racisme, de l'anti-judaïsme, de l'anti-sémitisme.... Pour que se multiplient les marques d'incitation à la haine du "franc-mac" et de la Franc-Maçonnerie. Nombreux sont, actuellement, les sites Internet et les ouvrages d'inspiration chrétienne qui en témoignent amplement.
Nous ne reprendrons pas ici l'histoire de l'antimaçonnisme dont les termes, dès Clément XII, sont, à peu de chose près, les mêmes que ceux qui furent jadis employés par les Césars romains contre les collégia, les juifs et les premiers chrétiens. Qui furent repris par l'église naissante contre les gnoses. Qui donnèrent naissance à l'ignoble accusation de "déicide".
Textes qui alimentèrent les écrits du misérable abbé Barruel, donnèrent matière aux infâmes et faux "Protocoles", à la folie d'un Taxil, aux écrits antisémites et antimaçonniques de nombreux clercs, dont l'évêque Jouin de triste mémoire, de plusieurs autres qui, aujourd'hui encore, parlent au nom de l'église et en ton nom. Ecrits, plus fous les uns que les autres, qui furent aux sources des pires régimes politiques connus au siècle précédent. Qui inspirèrent les divagations lucifériennes du Palladisme et autres théosophies qui sont pour beaucoup à l'origine des thèses divagantes du new-âge.
Nous ne nous porterons pas non plus en défense de la Franc-Maçonnerie. Nous n'avons pas qualité pour cela.
- Il suffit qu'elle soit ce qu'elle est : Une alliance d'hommes (et de femmes) éclairé(e)s réunis pour travailler en commun au perfectionnement matériel, moral, philosophique et spirituel de l'humanité.
- Il suffit que la très grande majorité des Francs-Maçons du monde travaillent à la Gloire du Grand Architecte de l'Univers, cité comme tel dans un rituel de la messe de Pâques, en présence de la Bible ouverte au Prologue de l'Evangile de Jean.
- Il suffit qu'elle dise à ses adeptes pour qui la religion est un secours : "Pratiquez la foi selon votre coeur. En tout ne suivez que votre conscience". Il suffit qu'elle recommande à tous d'être "hommes d'honneur et de probité, bons et loyaux, au service de tous", qu'elle appelle au respect de la croyance de chacun.
- Il suffit que n'importe quel Franc-Maçon de bonne foi, fasse, comme nous, référence à ce que dit Pierre à propos de la charité, de l'hospitalité, du service de la communauté (P1-4,7), à ce qu'il recommande dans son Avertissement aux Anciens d'avoir à paître le troupeau, non par contrainte, mais par l'élan du coeur (P1-5,1), à ce qu'il exorte d'ajouter à la foi la vertu, à la vertu la connaissance, à la connaissance la tempérance, à la tempérance la constance, à la constance la piété, à la piété l'amour fraternel, à l'amour fraternel la charité (P2-1,5).
Ainsi se trouve bien et pleinement justifiée la parole de nos Anciens Maîtres selon laquelle "Le FM s'il comprend bien l'Art (de maçonnerie) ne sera jamais ni un athée stupide ni un libertin irreligieux". Quel homme, quelle femme, "libre et de bonnes moeurs", viendrait à refuser cette noble ambition d'ajouter à sa foi religieuse, à sa foi en l'humanité, la vertu, la connaissance, la tempérance, la constance, l'amour fraternel, la charité... lorsque ces vertus sont tension vers le Bien, Lumières spirituelles, Amour?
Que valent les interdits face à cette attente exigeante, à ce désir d'action mis au service de l'Homme et de la Gloire du Créateur dans le monde? Certes tous les francs-maçons ne sont pas parfaits. Mais quelle société humaine peut prétendre à la perfection de tous ses membres.
Quand bien même, et ainsi que nous l'affirmons, à l'opposé des mensonges propagés par l'antimaçonnisme religieux et politique, la maçonnerie est cette société philosophique composée "d'hommes (et de femmes) éclairé(e)s réunis pour travailler en commun au perfectionnement matériel, moral, philosophique et spirituel de l'humanité". Cela en fait-il une ennemie des peuples?
Quand bien même, et ainsi que nous la vivons, la vocation maçonnique est d'être d'abord tourné vers l'homme, cela empêche-t-il d'être aussi tourné vers le ciel et que le ciel inspire la conduite de la très grande majorité des membres? Cela en fait-il une ennemie de l'Eglise et de la religion?
Quand bien même le sens de la démarche maçonnique, ainsi que beaucoup avec nous essayent de la mettre en oeuvre, est d'aider les hommes à être connaissants car seule la Connaissance les rend libres; à être solidaires car seul le partage les rend égaux; à être fraternels entre-eux car seule la fraternité rend compte de l'Amour. Cela en fait-il une association d'hommes et de femmes sans morale, sans foi ni loi?
Cela suffit-il à faire de la Franc-Maçonnerie, qui compte dans ses rangs un grand nombre de chrétiens, une organisation criminelle?
Voilà pourquoi, et parce que nous te pensons sage parmi les sages, nous t'appelons par la présente à une mise au point solennelle :
- Lavant définitivement la Franc-Maçonnerie des accusations infâmantes lancée contre elle par l'Eglise.
- Condamnant avec fermeté les diatribes, les insinuations injurieuses et calomnieuses portées contre elle et tenues par tous ceux, clercs, fidèles, associations, mouvement politiques... qui se réclament de la foi en Christ.
- Rétablissant dans la plénitude de leurs droits en Eglise ceux des fidèles qui, comme nous, sont à la fois chrétiens, catholiques et francs-maçons fidèles à leurs devoirs.
Confiants en ta prudence et assurés de ton discernement, reçois ici Citoyen, bien aimé et très cher frère Benoît XVI, l'assurance de notre respectueuse considération.
Emmanuel (signature collective) http://letrouvertes.blogspot.com/
Cette homonymie étant susceptible de confusion, mais qui ne nous gêne pas pour l'instant, a été signalée aux auteurs du blog. Sans résultat pour l'instant.
23:35 Publié dans B0- Anti-antimaçonnisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : vatican, rome, pape, benoît, ratzinger, église, catholique
29.04.2007
Diffamation et manipulation catholique
UN COMMUNIQUE DE L'ACIM ( Association Catholique des Infirmières, Médecins et professionnels de santé (se fait entendre sur Radio Courtoisie)). http://www.acimps.org/content/view/75/1/
Ou comment manipuler l'opinion
"Quand le Diable se mord la queue - Communiqué du 16 avril 2007
En septembre 2005 se déroulaient sous les auspices du Cardinal Barbarin, les " Journées de Sant’Egidio ". Celles-ci étaient subventionnées par les collectivités locales à hauteur de 500.000 euros (Grand Lyon, Ville de Lyon, Conseil Général du Rhône). Une des invitées d’honneur et non des moindres était Madame Simone Veil qui y a pris la parole. En tant que catholiques respectueux de l’enseignement de tous les papes en ce qui concerne le respect de la vie, il y a lieu de se demander ce que cette femme responsable du plus grand génocide de l’Histoire de France, celui des enfants non-nés, venait faire là. Quoiqu’il en soit, nous apprenons par Chrétiens dans le Monde, lettre d’information publiée par Denis Sureau que La Libre Pensée, association antichrétienne s’il en est, a obtenu du tribunal administratif de Lyon l’annulation de cette subvention.
Qui va donc payer l’addition ? Vraisemblablement Mgr Barbarin avec le denier du culte. Nous conseillons donc respectueusement au cardinal- archevêque, Primat des Gaules, de demander à Mme Simone Veil, une aide financière qu’elle pourra obtenir facilement de Nicolas Sarkozy dont elle est présidente du comité d’Honneur pour son élection aux présidentielles."
Excellente initiative de La Libre Pensée. Quoiqu'il en soit s'il n'y a pas là diffamation à l'égard de Mme Veil (dont il faut garder en mémoire qu'elle est d'origine juive et grande déportée pour cela)... alors qu'est-ce qu'une diffamation?
Et s'il n'y a pas là tentative de manipulation de l'opinion publique quelques jours avant le premier tour des présidentielles 2007... alors, alors? Et au profit de qui??? On vous laisse deviner compte tenu du média privilégié de cette association. quant au résultat ce fut.... RATE.
16:50 Publié dans Z0 - Brèves - Actu chaude ou froide | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : franc maçonnerie, francs maçons, église, catholiscisme, papauté, vatican, pape
Dernière du forum Docteur Angélique
Dernière curiosité sortie du forum Docteur Angélique
Selon certains croyants participants à ce forum la Vierge de Guadalupe aurait produit un miracle le jour même où la ville de Mexico a légalisé l'IVG. On peut lire en effet (source l'ACIM (association catholique des infirmières, médecins et professionnels de santé)) qu'une image de bébé serait apparue sur le giron de la Vierge.
Un examen attentif de la photo montre en effet une tache lumineuse sur la Vierge mais aussi le reflet de plusieurs flashs qui rendent peu crédible cette information qui ne semble pas relayée par les sources officielles de l'église.
(http://i11.servimg.com/u/f11/09/04/52/36/ndg10.jp...)
D'où des témoignages de crédulité, nous acceptons aussi qu'ils puissent être de foi sincère, mais surtout une vive campagne contre les lois relatives à l'avortement. Voici un signe, un GRAND SIGNE. Si le Ciel n'aide pas les chrétiens de la terre avec un peu plus d'énergie par ce genre de signes, comment pourront-ils lutter contre ce grand crime qu'est l'avortement ?
Entendre ici l'avortement légalisé et encore : On est devant un génocide, comme disait J-P II... Et on ne peut rien faire.
On est quand même en droit de s'interroger de savoir si ces professionnels de la santé à l'origine de cette info... ont la leur en parfait état de discernement?
16:25 Publié dans Z0 - Brèves - Actu chaude ou froide | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : franc maçonnerie, francs maçons, église, catholiscisme, papauté, vatican, pape