14/06/2013

Nouveau merci Mgr Thomas

Relevé sur :
 
Peut-on être chrétien et franc-maçon ?

Le 23 mai, un curé de Haute Savoie a été démis de ses fonctions par l’évêque d’Annecy, Mgr Yves Boivineau, à la demande de Rome. En cause : son appartenance à une loge du Grand Orient de France.

Évêque émérite de Versailles, Mgr Jean-Charles Thomas fait partie des rares à s’être penché sur ces liens conflictuels entre Église et Franc-Maçonnerie. A ses yeux, cette réflexion rend nécessaire un dialogue authentique au plus haut niveau.

« Les hasards du ministère ont mis sur ma route un certain nombre de francs-maçons chrétiens. J’avais 35 ans lorsque l’un d’eux me demanda de l’aider spirituellement à l’approche de la mort. Il m’expliqua qu’il avait, chaque jour de sa vie, prié le Notre Père et m’invita à le faire savoir lors de ses obsèques religieuses devant de hauts représentants de l’éducation nationale. Par la suite, j’ai rencontré de façon suivie d’autres maçons de diverses obédiences. Nous avons même publié une cassette vidéo intitulée Jardin caché résumant ces dialogues. L’un d’eux, aujourd’hui âgé de 93 ans, me disait récemment : ‘‘La maçonnerie fut un moyen de construction spirituelle. Je n’en ai plus besoin. C’est la foi chrétienne qui me fait vivre maintenant.’’ Je reconnais ces faits : ils m’éclairent plus que les débats trop théoriques ayant un faible rapport avec les réalités.

La position romaine n’a pas varié ces dernières décennies. Le 23 novembre 1983, le cardinal Ratzinger est allé très loin en affirmant : ‘‘Les fidèles qui appartiennent aux associations maçonniques sont en état de péché grave.’’ Il a précisé le 23 février 1985 : ‘‘Une telle inscription constitue objectivement un péché grave.’’ Pour ma part, j’ai préféré écrire, dans une étude publiée en 1994 à ce sujet : ‘‘Le fidèle éclairé doit réfléchir sérieusement aux risques qu’il court en acceptant l’initiation à une loge maçonnique : il lui appartient, ainsi éclairé, de s’appliquer éventuellement la sanction de ne pas communier s’il a conscience d’avoir librement, volontairement, pris une décision qui le mettait en état de rupture grave avec Dieu.’’

Seul le dialogue peut permettre l’écoute mutuelle

Du 8 mars 1992 au 3 avril 1997, j’ai échangé largement avec le cardinal Ratzinger sur la maçonnerie : la prudence de l’Église vis-à-vis des loges s’explique par le fait que le chrétien y fréquente des personnes de toutes appartenances religieuses, les écoutant sans entrer en débat avec elles, qu’il peut tomber dans le syncrétisme religieux, qu’il y fait un travail de construction spirituelle par ses propres forces et principes, qu’il est susceptible d’y croiser des adversaires fortement opposés aux Églises et à leurs principes religieux, qu’il s’associe à des rites qu’il pourrait confondre avec des sacrements, qu’il peut en arriver à préférer son adhésion maçonnique à sa foi chrétienne…

Le ‘‘secret maçonnique’’ complique les relations ‘‘hors loges’’ et peut donner libre cours à toutes sortes de fantasmes antimaçonniques. Ajoutons qu’historiquement, des açons italiens comme Garibaldi ont affronté le pouvoir pontifical et l’ont privé de ses États en 1870. On ne dépassera jamais le blocage entre l’Église et les loges maçonniques si on en reste à des réflexions théoriques et séparées entre les deux institutions. Seul le dialogue librement consenti entre des responsables de l’Église catholique et des obédiences maçonniques peut permettre l’écoute mutuelle aboutissant à une vraie connaissance réciproque, sans jugement préalable. Des questionnements deviendront possibles. Des constats de différences irréductibles apparaîtront. Alors seulement, on aura les éléments indispensables pour répondre honnêtement à la question de la ‘‘double appartenance’’. » Recueilli par François-Xavier MAIGRE

Ces mots de Mgr Thomas, mis en exergue (couleur gras bleue), ne font que traduire la grande faiblesse de l'église romaine face à la maçonnerie... un total manque de confiance dans la foi de ses fidèles.

Voir aussi : http://lodgamour.blogspirit.com/archive/2013/06/01/merci-...

29/05/2013

CURE ET FRANC-MACON : VIRE DE L'ECAR

Nous relayons ici le communiqué du père Pascal Vesin, curé de Megève et Franc-Maçon, viré de l'église romaine en raison de son appartenance maçonnique. Notre commentaire en suite.

Voir aussi : http://lodgamour.blogspirit.com/archive/2013/06/01/merci-...

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De toute ma vie de prêtre, je n’ai jamais autant souffert. Ce ministère, pour lequel je suis fait, m’est retiré. Cette Eglise que je veux continuer à servir, j’en suis exclu. Car contrairement à ce que l’on dit, je ne quitte pas l’Eglise ; on me l’a fait quitter, me proposant une peine « médicinale ». Une blessure : Je ne suis pas malade.
Cette peine peut être levée si je quitte la Franc-Maçonnerie.
Je n’ai pas envie de quitter la Franc-Maçonnerie, comme je n’ai pas envie de quitter l’Eglise. Je ne choisis pas la Franc-Maçonnerie contre l’Eglise, je choisis de garder ma liberté de penser. Je suis exclu sur un malentendu, par une autorité romaine qui ne connait pas la maçonnerie et qui a refusé de me recevoir et d’entrer en dialogue. Contrairement à ce qu’affirme le communiqué de l’évêché, on ne m’a jamais demandé de renier les dogmes chrétiens ou ma foi : la totale liberté est laissée à chacun de ses membres de croire ou de ne pas croire. Cette réflexion menée en loge ne renie pas la foi personnelle de ses membres, elle inscrit la démarche de foi dans la sphère privée la plus intime de l’Homme.
Je ne veux pas perdre mon ministère à cause de cette incompréhension ou méconnaissance. C’est d’ailleurs pour cette raison que j’ai nié en faire partie lorsque Mgr Boivineau m’a interrogé la première fois en 2010 : de plus je ne voulais pas perdre mon ministère à cause de lettres anonymes envoyées comme à la pire époque de notre Histoire.
Cette discrétion, différente de cette notion de secret qui fait naître tant de phantasmes, à laquelle je tenais, est la preuve que je suis animé d’aucune volonté de prosélytisme.
Mais je ne veux pas me battre par démentis interposés ; je ne veux pas salir l’Eglise, je l’aime, même avec ses limite ; je veux qu’Elle entende les vraies questions qui lui sont posées aujourd’hui.
Un combat : L’ouverture au dialogue.
Je ne me situe pas dans un conflit Eglise-Maçonnerie. Conscient des avancées et de l’évolution de ces institutions, il y a des guerres qui n’ont plus lieu d’être. Si l’Eglise et la Maçonnerie se sont construites, dans l’histoire, en se combattant l’une contre l’autre, ce conflit n’est plus d’actualité. En tous les cas, ce n’est pas mon combat.
Mon combat est celui-ci : ma liberté, la liberté dans l’Institution Eglise.
Je n’absolutise aucune institution humaine, je ne défends pas la Maçonnerie, je défends la pluralité de pensée, le dialogue et l’ouverture. L’Eglise n’est-elle pas née plurielle ? Je n’ai jamais eu de problèmes pour cohabiter, pour dialoguer avec des chrétiens partageant d’autres idées que les miennes, avec des courants de pensée différents dans notre Eglise,…
Pourquoi l’Eglise n’entend-elle pas les questions qui lui sont posées ? Pourquoi l’Eglise semble si loin ? Pourquoi parle-t-elle un langage inaudible, pose-t-elle des actes incompréhensibles ? Ne pourrait-elle pas se servir de ce qui m’arrive (et ce qui arrive malheureusement trop souvent) comme occasion de dialogue, de rencontre ? Pourquoi n’accepte-telle pas ce questionnement sur son ouverture, sur sa tolérance, sur sa capacité à évoluer, à se laisser renouveler ?…
Au moment où une montée de l’obscurantisme, des intégrismes et des fanatismes est indéniable, je pense que l’Eglise devrait être plus ouverte au dialogue.
Puisse ce combat (j’aurais parfois l’envie de parler de « sacrifice », tant cette décision de l’Eglise me déchire) servir ce désir de dialogue et d’ouverture en Eglise.
Une conviction : La liberté de conscience.
Je n’ai pas choisi la Franc-Maçonnerie contre l’Eglise. Je choisis de garder ma liberté de penser et de pensée. Un choix où la liberté individuelle, la conscience et la foi se nourrissent sans s’annuler.
Nous défendons tous les valeurs de l’Évangile, humanistes : la liberté, la vérité, la justice. Notre bouche en est pleine. Et bien souvent, ces valeurs, nous les taisons, nous les prostituons, nous les oublions et nous nous asseyons dessus, au nom du politiquement correct, au nom du bien penser, au nom de la tranquillité. Notre cohérence, notre unité intérieure se trouvent ici questionnées. C’est l’expérience spirituelle, c’est l’expérience de l’Esprit Saint. Jusqu’où, aujourd’hui, pourrai-je défendre la liberté, la justice, la vérité ? Aurai-je le courage d’aller jusqu’au bout de ces valeurs, ce qu’elles me demandent, ce à quoi elles m’appellent, ou bien vais-je rester tiède ? Il nous est écrit, au livre de l’Apocalypse : « Dieu vomit les tièdes ».
La liberté n’est pas un vain mot : elle est une réalité, elle n’existe qu’en acte, elle a un prix. Je suis prêt à le payer. »
Père Pascal VESIN

Courage père Vesin et très cher Frère. Nous sommes avec vous.

Emmanuel

Notre commentaire

Alors qu'il ne semble avoir commis aucune faute dans l'exercice de son ministère, ce prêtre se voit retirer l'exercice de son emploi, sa rémunération (à terme), son logement. Il est d'autre part victime d'une censure publique sur la foi d'une dénonciation calomnieuse. Censure qui équivaut elle-même à une dénonciation calomnieuse puisque son appartenance à la FM serait une "maladie" reconnue par une "peine médicinale". 

L'église romaine en sanctionnant ce prêtre vient de donner, servie sur un plateau doré, la preuve de l'existence d'un "lien de subordination hiérarchique" entre elle et ses prêtres. Autant dire que tous ceux qui sont en délicatesse avec elle en raison des rémunérations ou des retraites ou des conditions de travail ont l'argument clé pour agir aux Prud'hommes. Ils pourront sans grande difficulté y ajouter des motifs liés aux horaires, au non respect des salaires minimaux....

De plus cette punition atteint cet homme, et d'autres, dans ses droits civils reconnus par le droit français. Ce qui autorise à une action au Civil pour atteinte à liberté d'association sur le fondement notable de l'article X de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen qui stipule que "Nul ne peut être inquiété pour ses opinions, même religieuses, dès lors qu'elles ne troublent pas l'ordre public". Et la-dessus nous attendons de grands avocats comme par exemple Maitre C... (par ailleurs figure de proue d'un certain parti politique) qui s'honorerait à défendre gratuitement cet humble prêtre plutôt qu'à faire de l'argent avec des ténors du grand banditisme.

En France notamment le droit d'association, de réunion, d'appartenance... prévaut sur le sol de la République contrairement  à celui qui a cours au Vatican plus prompt à s'associer avec les pires dictatures et à protéger ses criminels sexuels et financiers qu'a soutenir ses prêtres dans la défense des pauvres (condamnation de la théologie de la libération, prêtres ouvriers...), celle des minorités (homosexuels par exemple), celle des opprimés (comme les victimes de trafics et dictatures...).

Eglise romaine qui suit plus volontiers "Frigide" que Soeur Emmanuelle ou l'Abbé Pierre.    Secte vaticane bien plus prompte à condamner qu'à accueillir ce qui lui retire le droit de se dire "catholique".

Nous appelons donc "barjoglio", le pontifex maximus qui n'a pas manqué de connaitre ce cas, à prier ses inquisiteurs de revoir leur copie, non à l'aune de leur vision étroite du sacerdoce, mais à celle bien plus ouverte de l'Humanisme Républicain. 

Et pour finir la dernière de barjoglio (aujourd'hui même à des pélerins français) : N’hésitez pas à la défendre (l'église romaine); n’hésitez pas à vous dépenser pour elle, à vous engager à son service, à la rendre plus fraternelle et plus accueillante.

Côté fraternité et accueil... c'est plutôt râpé!

 

16/03/2013

HABEMUS PAPAM

A peine la fumée blanche avait-elle annoncé l'élection que jaillit le cri de joie multiséculaire de la catholicité : Habemus Papam ! Nous avons un pape !

En quelques minutes il fit le tour du monde et nombreux furent ceux qui, dès lors, attendirent la proclamation du nom et l'apparition de l'élu au balcon du Vatican.

Et l'on vit venir vers la foule le Cardinal Tauran qui eut bien du mal, sans doute en raison de sa maladie, de prononcer le nom imprononçable du nouveau pape : Jorge Mario Bergoglio proclamé sous le nom de François. Moment de surprise générale. L'élu n'était pas celui que tout le monde attendait. C'était au contraire un quasi inconnu un peu gauche, l'air timide, simplement vêtu d'une soutane blanche sans fioritures, qui sacrifia, sans les manières habituelles de la pompe vaticane, au rituel de la première bénédiction.

Très vite on sut que le pape, cardinal JM Bergoglio, est Argentin mais d'origine italienne par ses parents, Jésuite et Archevêque de Bueno-Aires (Très Sainte Trinité et Port de Notre-Dame du Bon Vent selon le nom donné par le fondateur de la ville, Pedro de Mendoza en 1536. Source Wikipédia) après avoir été précepteur de l'ordre des Jésuites en Argentine. Qu'il a été fait cardinal par le pape JPII. On sut également qu'il a la réputation d'être un homme simple, proche du peuple, capable d'exposer sa vie, ne s'embarrassant pas plus que ça de la pompe liturgique et employant un langage direct, compréhensible pas tous.

Mais il ne fallut pas non plus attendre plus de quarante huit heures pour qu'apparaissent les ombres du tableau brossé par la cathosphère. On sut ainsi qu'il est un doctrinaire farouchement opposé au mariage pour tous, à l'homosexualité, à la contraception, à l'avortement, à l'euthanasie... et, dans la ligne JPII et BXVI, à la théologie de la Libération. En somme strictement formaté par le magistère romain et sa « doctrine sociale » qui recommande aux pauvres de remercier Dieu de ses bienfaits et les riches de leurs miettes. Proche des pauvres certes mais peut être pas assez pour leur donner les moyens de la véritable émancipation. Dès lors, est-il étonnant qu'on découvre que l'archevêque Bergoglio aurait été, sinon un proche de la dictature militaire qui fit des ravages en Argentine, du moins, et par son silence, un complice objectif de cette même dictature auquel il aurait lui-même, bien qu'il s'en défende, livré plusieurs prêtres, jésuites comme lui, jugés trop proches de la mouvance révolutionnaire marxisante. Qu'il serait à ce titre dans le collimateur d'un juge français soucieux de l'entendre sur le sort de trois de nos nationaux (2 religieuses et un prêtre) portés disparus et probablement homicidés par la junte militaire.

Avait-il le choix de faire autrement alors qu'il était, à l'époque, en charge de la remise en ordre de la Compagnie de Jésus dans le pays ? Lui seul, car "François Franc-C'est", a la réponse à cette question et seule sa conscience peut l'inciter à faire toute la lumière sur cette période de sa vie et sur ses engagements. En attendant voici un témoignage à décharge :

Par Guy Konopnicki - Marianne - http://www.marianne.net/Le-pape-et-les-complices-de-la-di...

"Qui fut complice de la dictature en Argentine ? Giscard, Brejnev, Castro, la FIFA ou le futur pape François ?.../...

Le père José Mario Bergoglio (futur pape François) n’était pas, alors le chef de l’église d’Argentine. Il le devient en 1998, vingt ans après la Coupe du Monde retransmise en direct par le service public de la télévision française. .../...

Serait-il plus compromis que les instances du football, les télévisions, et les équipes qui ont disputé les matches sur un stade situé à proximité des prisons de la junte ? Plus coupable que les marchands d’armes français, dont certains étaient, aussi des patrons de presse émus aux larmes par la grande fête du football ? Plus coupable que l’URSS offrant des débouchés commerciaux aux régime du général Videla ? .../...

Et si l’élection du pape François était, au contraire, la revanche des religieuses martyrisées par les militaires et des militants chrétiens enlevés par les escadrons de la mort ?.../...

En tout état de cause, les anciens complices français de la dictature de Videla seraient mal venus de chercher querelle à José Mario Bergoglio !"

Voilà en effet des questions qui méritent d'être posées.

Pour notre part notre seule question est celle-ci :

Nous Francs-Maçons avons-nous quelque chose à attendre de ce nouveau pape ?

Au vu de ses orientations doctrinales la réponse est sans doute NON.

Sauf, sauf s'il en venait à imposer une application stricte des dispositions de Vatican II concernant la Franc-Maçonnerie qui ne figure plus dans la liste des institutions condamnées par l'église romaine (canon 1374 : « Qui s'inscrit à une association qui conspire contre l'Église sera puni d'une juste peine ; mais celui qui y joue un rôle actif ou qui la dirige sera puni d'interdit. ») et qu'il prononce l'abrogation de la Déclaration d'Incompatibilité de 1983 signée par JPII et l'alors préfet de l'Inquisition Joseph Ratzinger (qui n'est rien d'autre qu'une référence implicite au canon 2335 de 1917 : « les catholiques affiliés à la Franc-Maçonnerie ou d'autres associations du même genre intriguant contre l'Eglise ou les pouvoirs civils légitimes, encourent "ipso facto" l'excommunication réservée au siège apostolique". »).

Dans l'attente des actes à venir du nouveau pape, et fidèles à notre engagement d'être « amis de tous, du riche comme du pauvre s'ils sont vertueux », nous ferons confiance au bon côté de l'homme à qui nous souhaitons longue vie, prospérité et réussite dans ses projets.

Nous lui adressons donc les trois vœux traditionnels de la Franc-Maçonnerie :

Que la Sagesse préside à la construction de son édifice.

Que la force le soutienne.

Que la Beauté l'orne.

04/03/2013

BETES A MANGER DU FOIN ***

*** et nous modérons notre expression

Sur le blog "La Question" :

http://lebloglaquestion.wordpress.com,

 rubrique "Bibliothèque de Combat",  

http://bibliothequedecombat.wordpress.com,

nous pouvons lire, au milieu d'un fatras d'inepties plus graves les unes que les autres, un billet intitulé "Un Franc-Maçon est un juif volontaire". Nous ne savons pas si nous devons en rire ou si nous devons en pleurer :

En effet ce texte, de Ferdinand Céline, daté de 1938, placé sous la photo de Me Collard célèbre avocat membre du FN, est un pamphlet antisémite et antimaçonnique où sont dénoncés et les méfaits des fidèles de la religion judaïque et ceux qui résultent de l'appartenance à la Franc-Maçonnerie parait-il soumise, comme l'église romaine dans sa version Vatican II, à la banque juive et à son satellite la grande loge juive ainsi qu'on le découvrira en parcourant les autres billets de cette page.

Si l'on suit le raisonnement de ces gens, ultra-catholiques adorateurs de Léon XIII exécrants les papes successeurs de Pie XII, les juifs poursuivraient depuis des temps immémoriaux un plan de conquête et de domination du monde par l'appropriation des lieux d'échanges et de pouvoir, par la démolition systématique des fondements de la société (famille, école, états, religions....).

Nous laissons à nos lecteurs le soin de découvrir les insanités véhiculées par ces extrémistes pour qui un cardinal révisionniste est un saint.

Pour notre par nous relèveront la conclusion logique de ce tas d'immondices.

Si les Juifs sont ce qu'ils en disent, et Jésus ainsi que les Apôtres étant juifs, alors on comprend qu'ils (JC et les Apôtres) participent de ce grand plan mondial. Et du même coup on comprend que le christianisme, dévoyé en "catholicisme romain", et pire encore selon eux en "islam", dont les méfaits sous couvert de religion ne sont que trop connus, sont des agents de pénétration de l'idéologie juive dans les sociétés occidentales et arabes depuis près de 2 000 ans.

Qu'il y a donc lieu, en conséquence logique pour tous ceux qui sont épris de Liberté, d'Egalité et de Fraternité, de chercher à les détruire (le christianisme, catholicisme, islam et judaisme) par tous les moyens.

C'est ce à quoi sont occupés ces imbéciles, aux antipodes de ces nobles idéaux, qui ne voient même pas qu'ainsi ils sont en train de couper la branche sur laquelle ils sont assis.

Que nos lecteurs Chrétiens, Musulmans ou Juifs qui vivent leur foi en "gentilhommes" ouverts et respectueux de l'Autre ne se méprennent pas. Francs-Maçons nous ne sommes pas ennemis de la foi religieuse. Nous nous efforçons seulement de combattre ce qu'elle peut avoir de pernicieux lorsqu'elle devient extrémiste, raciste, complotiste, anti-républicaine et démocrate, bien sûr anti-maçonnique.

27/07/2011

Attentat d'Oslo

Le temps du chagrin et de l'espérance.

Très touchés et scandalisés par l'attentat d'Oslo perpétré contre toute raison, nous tenons à exprimer nos sincères condoléances attristées à la famille régnante, aux familles touchées par la perte d'un être cher; à apporter notre soutien fraternel au peuple norvégien dans son ensemble. Peuple de qui nous savons le courage, la détermination dans l'adversité et l'attachement aux valeurs philosophiques et humanistes qui fondent nos sociétés occidentales et cimentent l'unité Européenne.

Nous formons dès maintenant à l'attention de tous le vœu maçonnique que l'Espérance, la Foi et la Charité vous encouragent, vous guident et vous soutiennent.

Au delà de nos différences nous adressons aussi à nos Frères Francs-Maçons de Norvège, doublement touchés au cœur par la perte ou la mutilation d'un être cher et par l'horreur du geste d'un des nôtres, notre salut le plus fraternel. Frères Gémissons mais Espérons.

 Le temps de l'analyse.

Oslo et toute la Norvège viennent de vivre le cauchemar d'un attentat dont l'horreur n'a d'égal que celle du 11 septembre aux États-Unis ou celle de certains actes similaires au Proche-Orient notamment. Attentat semble-t-il conçu et réalisé par un seul homme, jeune contre la jeunesse de son pays, sans doute rendu fou par des jeux de massacre sur Internet, par la propagande raciste de l'extrémisme, de son proche parent le populisme et de son cousin le fondamentalisme religieux.

Témoignent de cela ses propres déclarations, ses engagements politiques réels et supposés, ses revendications religieuses et templières. Plus anecdotiques mais non sans influence son amour des armes, celui de la parade chevaleresque, sa fascination pour les thèses du complot, celle d'un idéal de pureté pour lui-même et pour la société. Idéal qui par définition exclue l'autre, l'étranger, le différent...

Aujourd'hui, quelques jours après l'attentat, de nombreux sites politiques extrémistes, religieux de toutes confessions qui ne le sont pas moins, et même para-maçonniques, s'échinent à démontrer, contre l'évidence, l'impossibilité qu'il y avait pour ce criminel d'être de leur mouvance. Cependant que ses paroles, ses écrits et ses actes prouvent que c'est bien parmi eux qu'il a trouvé sa source d'inspiration.

Ainsi trouve-t-on sur l'Internet Français des sites catholiques, fréquemment marqués par l'idéologie intégriste et droitière mais pas seulement, des thèses développées qui de la critique de l'Islam dérivent en stigmatisation de « la racaille musulmane », des appels à la haine raciale « l'immigré cause de tous les maux et porteurs de toutes les tares », religieuse "contre les religions inférieures au prétexte d'avoir reçu la Vérité et l'inspiration divine" et politique « tous pourris, répoublique, la gueuse... ». Le tout accompagné d'un nationalisme exacerbé et violemment anti-européen, d'un révisionnisme affiché. Et il est bien dommage que les autorités religieuses du pays n 'interviennent pas pour calmer tous ces excités. Il n'est pas illusoire de penser qu'un jour un de ceux là passera à l'acte en imitation du massacreur norvégien élevé au rang de « martyr » de la cause.

Il est un point qui doit, pour nous Francs-Maçons, faire intense réflexion. Comment en effet un homme, semble-t-il, normalement constitué peut-il en arriver à transgresser toutes les valeurs reçues de l'éducation, de l'instruction laïque et religieuse, de la réflexion conduite dans sa loge maçonnique d'adoption puisque cela a été acté par le GM de la maçonnerie norvégienne qui se réclame à la fois de la chrétienté et de l'humanisme?

Nos procédures de recrutement seraient-elles trop lâches? Faudrait-il imposer à nos candidats des preuves de moralité certaine? Faudrait-il leur imposer un temps de noviciat extérieur en vue de les observer, de les apprécier avant leur entrée en loge? Cet homme de 32 ans n'est-il pas entré en maçonnerie trop jeune, avec une maturité insuffisante? Y aurait-il dans nos loges des groupuscules, des déviances susceptibles d'entrainer certains, plus fragiles, vers ces chemins de perdition des âmes et des esprits? Certaines obédiences marquées politiquement ou religieusement, voire les deux, certains petits et grands prieurés plus ou moins exotiques, certains rites fortement déistes ne pourraient-ils y conduire aussi? Chacun de nous est-il capable de porter un regard d'attention bienveillante sur ses Frères afin de prévenir les dérives affairistes, idéologiques ou psychologiques? Notre conception de la tolérance n'est-elle pas à repréciser?...

Autant de questions, et bien d'autres à venir, auxquelles nous n'avons pas de réponse mais auxquelles nous renvoie l'attentat meurtrier d'Oslo.

Lire aussi :

http://www.hiram.be/Tueries-en-Norvege-Reactions-de-Franc...