21.04.2008

Pourquoi n'aiment-ils pas les Francs-Maçons?

Lu ceci, sous la plume d'Eloïse, sous le thème de "l'engagement chrétien", sur le site "Docteur Angélique" du pseudo-théologien Arnaud Dumouch :

".../... il est esssentiel et normal de s'engager sur terre envers nos frères et soeurs car dans l'Evangile de Jean il est écrit : "Celui qui n'aime pas son frère ni sa soeur qu'il voit, ne peut aimer Dieu qu'il ne voit pas". Aimer le Seigneur c'est aimer son prochain comme soi-même, c'est vouloir que les autres soient heureux, c'est aller vers eux et partager et s'engager selon nos propres moyens et possibilités et selon l'appel de Dieu. Il n'est pas possible de jouir du Ciel si sur la terre nous avons manqué de compassion envers nos frères. Etre chrétien c'est se sentir concerné par la souffrance de l'autre. Etre chrétien c'est se réjouir du bonheur de l'autre, c'est souffrir avec lui quand il est dans la peine et l'aider par nos actes et nos prières. Et ceci sans question de race ni de religions.../...".

La sincérité d'Eloïse qui est l'auteur de ces lignes ne saurait être mise en cause par nous car nous la savons dotée d'une fraicheur d'âme qui confine quelques fois à une charmante naîveté. Qu'elle ne se sentent donc aucunement mise en cause par nos lignes.

Il reste que cet écrit d'Eloïse pose une fichue question :

Si ce qu'elle écrit, et une fois encore avec une sincérité que nous respectons, est vrai, pourquoi beaucoup des chrétiens, notamment de foi catholique, ont-ils une aversion profonde pour leur frères et soeurs franc(he)s-maçon(ne)s? 

Pourquoi ne peuvent-ils aimer le prochain que nous sommes "comme soi-même"? Pourquoi ne peuvent-ils "se réjouir "de ce que nous sommes et "partager" avec nous? Serions-nous d'une race qui leur est étrangère? Notons au passage que cette question des "races" est aujourd'hui largement dépassée par celle de la famille humaine sauf pour quelques attardés de la "race supérieure". Le fait que beaucoup d'entre-nous se reconnaissent chrétiens, voire catholiques, leur est-il une insulte?

Le débat est ouvert???

 

02.03.2008

Une évolution à signaler

Bonne nouvelle :

Le pape BXVI a modifié la prière de l'église catholique pour la conversion des Juifs.

Ceux-ci ne sont plus qualifiés de "perfides" et le texte de cette prière devient : "prions pour les Juifs afin que Notre Seigneur illumine leur coeur et pour qu’ils reconnaissent Jésus-Christ sauveur de tous les hommes”.

Le grand Rabbin de Rome a déjà protesté vigoureusement, n’acceptant pas cet appel indirect à la conversion des Juifs.

Qui pourrait s'en étonner?

Allez Benoît encore un effort il vous reste à modifier la prière pour "l'anéantissement de la Franc-Maçonnerie".

12.02.2006

0- Avertissement au lecteur

Il n'entre pas dans notre propos de formuler sur les fondements des différentes religions qui ont fulminé des interdits contre la Franc-Maçonnerie.

Il se peut cependant qu'au cours de nos périgrinations sur la toile nous trouvions telle ou telle opinion à faire connaître à nos lecteurs.

Nous nous bornerons dans ce cas à une brève description précédée du lien pointant le site porteur du texte lui-même.

Il va de soi que ces pointages n'impliquent en aucune manière un soutien de notre part. De même nous n'assumons aucune responsablilité quant au contenu, à la vérité et à la légalité des textes pointés.

La rédaction

1- Une approche décoiffante du personnage Jésus

http://www.mosquee-de-paris.net/cat_index_92.html    

"Jésus n'appartient ni à la préhistoire, ni à la mythologie. Il est né en pleine lumière historique, à un moment ou la civilisation romaine avait atteint son apogée (siècle d'Auguste) et dans un pays fort bien connu, la Galilée. Paradoxalement, aucun Prophète de Dieu n'apparaît affublé d'une biographie aussi conventionnelle, aussi obscure, aussi mythique et aussi invraisemblable.../...

.../... Dieu se serait fait homme, n'ayant sans doute pas pu trouver un autre animal plus intéressant que celui qui, selon la doctrine chrétienne elle-même, devait le crucifier pour être sauvé par Lui.../... Réformiste au début de sa prédication, Jésus finit par devenir un révolutionnaire religieux.../... Jésus voulait substituer à la religion raciale juive, une religion universelle.../... La référence du sang lui paraissait un critère ethnique qu'il fallait abolir. Il... se considérait plus comme un homme tenu de défendre le droit de tout un chacun, de proclamer le même culte pour tous, la religion de l'homme.../... la religion du Cœur non la religion du formalisme coutumier.../... La véritable loi de Dieu, enseignait-il, était l'amour de Dieu, la bonté envers le prochain, le pardon.../... Jésus n'impose même pas de règle rigide à la prière et préconisait seulement qu'elle se fit avant tout dans le cœur.../... Pour Jésus, la religion était un éternel amour, une soumission à Dieu par le cœur.../...  Jésus proclame " que le Seigneur, notre Seigneur est l'unique Seigneur.../... Tu l'aimeras de tout ton coeur... il n'y a point d'autre Dieu que Lui... aimer son prochain comme soi-même, c'est plus que tous les holocaustes et tous les sacrifices ". L'affirmation de l'identité du message communiqué à tous les Prophètes de Dieu.../...  exclut.../... la conception de la déité du Christ.../...

En conclusion, Jésus pour l'Islâm, est un pilier de la prophétie. Il s'acquitta de sa mission suivant la volonté de Dieu dans la fidélité, la souffrance et l'amour. Avant d'être rappelé à Lui il annonça à ses disciples la venue du Messager de l'Islâm qui devait renouveler pour l'humanité entière, l'éternel message de Dieu et clore la prophétie, Muhammad (Dieu répande Ses bénédictions sur lui) : " Maintenant je retourne à Dieu qui m'a envoyé et aucun de vous ne me demande : où vas-tu ? Mais parce que je vous ai dit ces choses, la tristesse a rempli vos cœurs. Cependant, je vous dis la vérité. Il vous est avantageux que je m en aille, car si je ne m'en vais pas, le Paraclet ne viendra pas. Quand il viendra il confondra le monde en matière de péchés, de justice et de jugement. Il vous conduira vers la vérité tout entière, car il ne parlera pas de lui, il dira tout ce qu'il aura entendu. Il vous annoncera des choses à venir.../...".

Sans doute faut-il penser que les sources de référence sur lesquelles s'appuie la Grande Mosquée de Paris pour formuler son avis sur Jésus sont irréfutables. Nous laisserons aux historiens le soin d'en décider. Les Eglises Chrétiennes qui poursuivent le dialogue inter- religieux voire oecuménique avec l'Islam ne semblent en tous cas n'y rien trouver à redire. Pour notre part ne souhaitant pas allumer une nouvelle guerre des religions nous nous abstiendrons de tout commentaire. 

Quelques questions quand même en suspens : Quid du Christ, des mystères chrétiens de l'Incarnation, de l'Eucharistie, de la Passion, de la Mort, de la Résurrection...? Passés par pertes et profit?