11.01.2012

Les vrais faux frères ou les pseudos-maçons chrétiens démasqués?

Le site "La Question" en question??? 

Sous couvert de la défense de la foi : Les vrais faux frères ou les pseudo-maçons chrétiens démasqués?

 Dans notre critique du site ultra-catholique « La Question »

 http://lodgamour.blogspirit.com/archive/2012/01/01/la-gra...

 notre préoccupation d'alors était de faire pièce des affirmations relatives à la « Donation de Constantin » sur laquelle l'église romaine fonde ses prétentions à dominer le monde et notamment toute la chrétienté. Également de montrer à nos lecteurs comment, à partir de ce faux célèbre reconnu comme tel par Rome au cours du XIXème siècle, s'effondraient les condamnations papales portées contre la FM. Condamnations qui, rappelons-le, sont notamment à la source de l'antimaçonnisme et de ses cousins l'anti-judaïsme, aujourd'hui l'antisémitisme arabe, le complotisme, l'antirépublicanisme et ses lois... etc... et de l'agit-prop. permanente de certains groupuscules chrétiens radicaux.

 On se convaincra de l'extrémisme de ce site et de ses lecteurs en allant consulter ses pages en suivant le lien :  

http://lebloglaquestion.wordpress.com/ 

A les lire on comprendra mieux l'injonction de Voltaire à « écraser l'infâme ». Et on pourra légitimement s'interroger sur quel sens donner à l'étrange passivité des évêques français devant un tel déferlement de haine aux antipodes de la « loi d'Amour » proposée par les enseignements de l'Évangile?

C'est d'ailleurs cette interrogation qui nous a amenés à rentrer un peu plus dans le plan du site. C'est ainsi que nous avons découvert que la pensé inspiratrice de ces encagoulés de « La Question » (voir le bandeau du site et la page explicative :

http://lebloglaquestion.wordpress.com/a-propos/)

n'est rien moins que celle du célèbre philosophe contre-révolutionnaire Joseph de Maistre. On trouvera à la page Wikipédia :

 http://fr.wikipedia.org/wiki/Joseph_de_Maistre

une biographie très complète de cet homme de lettre qui fut en son temps (avril 1753 - février 1821) un homme de quelque importance.

Pour nos lecteurs pressés quelques points repères : Joseph de Maistre* homme politique, philosophe, magistrat, historien, écrivain formé à l'école des Jésuites. Adhère aux idéaux du siècle des Lumières, devient Franc-Maçon en 1773 et le reste 40 ans durant, soit jusque huit années avant sa mort. Il s'efforce de concilier son orthodoxie catholique romaine et son appartenance maçonnique. Il refuse les thèses du pseudo complot maçonnique supposé avoir amené la Rév89. Il se lie d'amitié avec les grands penseurs maçonniques de son époque : Willermoz, Pascally, St Martin... qui furent avec quelques autres les fondateurs du « Rite Écossais Rectifié » mouvance maçonnique très imprégné de christianisme (dont la version romaine n'est qu'une part). Il atteint les plus hauts degrés de cet Ordre particulier ainsi que ceux de l'Ordre Martiniste très féru de ce que nous désignerons sous le vocable de « magie blanche ». Il s'efforcera d'apporter des novations aux pratiques maçonniques. Mais mal reçues elles provoqueront sans doute sa rupture avec l'Ordre maçonnique. Certaines sources affirment qu'en réalité il aurait été rejeté de ses loges d'appartenance pour des motifs peu honorables. Quoi qu'il en soit son ressentiment sera sans doute la cause de l'inversion de ses idées philosophiques. Renversement qui fera de lui dans ses dernières années un adversaire acharné de la maçonnerie, de la Rév89 et de l'idée républicaine.

 S'il est vrai qu'on peut trouver chez cet auteur des relents d'anti-judaïsme, de xénophobie, d'anti-maçonnisme... inspirés sans doute par son catholicisme intransigeant cela reste très éloigné des thèses supportées par le site « La Question ». De plus nous connaissons assez de nos frères dans les obédiences et prieurés qui pratiquent le Rite Écossais Rectifié pour savoir que la très grande majorité d'entre-eux est très éloignée de ces idées extrémistes. Sauf...

 … Sauf dans un micro-prieuré, dont nous ne citerons pas le nom par respect pour quelques-uns de ses membres que nous savons être de bonne foi et qui se désolent de ces orientations condamnables. Ce groupuscule sulfureux n'étant pas reconnu maçonnique ni par la Franc-Maçonnerie en France, ni par l'anglaise, ses membres abusés par son pseudo-christianisme ne peuvent malheureusement pas rejoindre les organisations maçonniques admises comme telles.

 Ce prieuré s'affirme en effet chrétien de stricte obédience catholique romaine et sa doctrine est toute entière celle qui est exprimée par le site « La Question » à l'extrémisme le plus radical. On comprend donc pourquoi ses auteurs, qui se réfèrent aussi explicitement au lefebvrisme schismatique mais auquel BXVI fait les yeux doux, se présentent « encagoulés » comme d'autres qui s'emburkent.

 D'où notre titre en forme d'interrogation :  

Les vrais faux frères ou les pseudo-maçons chrétiens démasqués?

 qui indique assez qu'un faux chrétien peut aussi cacher un faux maçon.

 Rien n'est, en effet plus éloigné du Christianisme, que la Franc-Maçonnerie qualifie de « plus belle religion du monde » (qui explique aussi la hargne islamiste contre elle), que les thèses véhiculées par ce site puant de haine jusqu'à la nausée. 

* Notons encore que de Maistre fut contemporain de l'Abbé Augustin Barruel (1741 - 1820), jésuite, célèbre pour son pamphlet antimaçonnique « Mémoire pour servir à l'hitoire du Jacobinisme ». Violemment opposé aux Encyclopédistes et à la philosophie des Lumières c'est un des plus importants propagateurs de la théorie du complot judéo-maçonnique qui aboutira un siècle plus tard à la publication des sinistres Protocoles de Sion. Selon Barruel les « Illuminés de Bavière »**, groupe paramaçonnique fondé par Adam Weishaupt, auraient infiltrés divers mouvements, dont la Franc-Maçonnerie, afin de provoquer la Rév89 et l'avènement de la république contre les rois et l'église romaine.

 Il n'est pas interdit de penser que les écrits antimaçonniques de Barruel, comme ceux de Maistre, furent des commandes de la hiérarchie romaine afin de justifier les condamnations papales et de provoquer un mouvement contre-révolutionnaire.

A suivre...

** A propos des "Illuminés de Bavière" on suivra avec profit le lien Wikipédia :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Illumin%C3%A9s_de_Bavi%C3%A8re

ainsi que les liens attachés.

Egalement celui du site EsoOccult :

http://www.esoblogs.net/991/les-illuminati-un-peu-d-histo...

Attention nous ne partageons pas les orientations de ce site. Nous ne le citons qu'en raison de son étude sur les Illuminatis et les théories du complot qui nous semblent faire un point assez objectif de la question.

Note : Bien entendu nous donnerons une place aux commentaires éventuels des initiateurs du site "La Question" dès lors qu'ils respecteront les prescriptions rédactionnelles de notre blog (voir colonne de droite "Nous écrire"). 

 

01.01.2012

La grande Babylone (suite)

 

Nous avons lu sur le site http://lebloglaquestion.wordpress.com/ qui se présente comme "Tradition Catholique Contre-Révolutionnaire" un article relatif au symbolisme des armoiries du pape BXVI. Cet article évoque la fameuse "Donation de Constantin" qui établirait le pape comme chef au dessus de toutes les nations et de tous les régimes empereurs, rois et bien sûr républiques.

Si nous prenons le parti de publier sur ce sujet c'est pour une fois de plus faire pièce des prétentions romaines et donner une suite à nos articles :

http://lodgamour.blogspirit.com/archive/2011/09/30/babylone-la-grande-prostitue-d-occident.html

et

http://lodgamour.blogspirit.com/d0-_points_de_vue_religieux_sur_la_religion/ : "Pour en finir avec la primauté romaine".

ainsi qu'à d'autres articles de notre blog où nous dénonçons l'anti-maçonnisme primaire de cette église ainsi que ses prétentions à juger et dominer le monde.

Dans l'article du blog "la question" (tout un symbole quand on connait la révérence de ce site pour la "Sainte Inqusition" dont Benoît XVI fut préfet) il est affirmé :

« ...Sens de la tiare Pontificale

La triple couronne, ou tiare, symbolise le pouvoir d’Ordre sacré (en tant que Vicaire du Christ et successeur de Pierre, il nomme les évêques et est par excellence le “grand prêtre” ici-bas), pouvoir de Juridiction (en vertu du pouvoir des clefs, celui de lier et délier sur la terre et au ciel), pouvoir de Magistère (en vertu de l’infaillibilité pontificale). La signification de ces trois couronnes, traditionnellement, ou triple pouvoir, était également exprimé par ces trois titres, qui avaient à l’origine un accent plus « temporel » ou « politique », en particulier en raison de La donation de Constantin (Donatio Constantini), acte par lequel l’empereur Constantin Ier donna au pape Sylvestre la primauté sur toutes les Églises et l’imperium sur l’Occident. Saint Grégoire VII a légiféré sur cette donation qui fait du Pape l’héritier par Constantin de l’Empire, le « Pontifex maximus » (l’Empereur suprême), contraignant tous les détenteurs d’un pouvoir temporel qui ne sont à la tête que de charges laïques au sein de la chrétienté, et en premiers les empereurs du Saint Empire et les Rois de France, à lui devoir soumission et obéissance car c’est le Pape, et lui seul, qui détient les clefs de l’Empire.

C’est ce que souligna Grégoire VII dans les Dictatus papae en 1075 :

« Dans la société chrétienne, dont la foi cimente l’unité, l’ordre laïque n’a d’autre fonction que l’exécution des commandements formulés par l’ordre sacerdotal. De cet ordre le pape est le maître absolu, il est le seul titulaire légitime de l’Empire, puisqu’il est le vicaire du Christ, l’empereur suprême. » (Grégoire VII, Dictatus papae, 1075)... »

Or (citations) :

La "Donation de Constantin", supposée avoir été rédigée en 315, apparaît dater très vraisemblablement de la période où Etienne II séjourna à l'abbaye royale de Saint-Denis durant les quatre premiers mois de 754, afin d'obtenir de Pépin le Bref les concours armés nécessaires à la défense du Patrimoine de Saint Pierre contre les entreprises des Lombards. Reconnaître la souveraineté de droit de l'Evêque de Rome, sur l'ancien duché dont il était pratiquement propriétaire, constituait pour Pépin une démarche logique, compte tenu de la défaillance totale de l'ancien Suzerain, l'Empereur d'Orient. Attribuer en outre à Etienne II d'autres possessions comme Ravenne et les villes de l'ancien Exarchat byzantin ne pouvait se faire qu'au vu d'un acte de propriété autorisant leur restitution à leur supposé patron, l'Evêque de Rome, stipulé héritier de l'ancien Empereur Constantin. Cet acte de propriété pouvait être produit devant les Lombards, qui tenaient ces territoires par droit de guerre. L'écrit s'affirmait comme une preuve intangible. L'utilité de la fausse "Donation de Constantin" amena les fonctionnaires de l'Administration pontificale à donner au document une valeur juridique indiscutable, et à le placer dans les collections canoniques pseudo-isidoriennes, les fausses décrétales réalisées en Gaule vers le milieu du IXème siècle "source lointaine de 300 citations dans les annotations du Code de droit canonique de1917"(1)

Finalement, la fausseté de la "Donation de Constantin" fut officiellement admise en plein XIXème siècle, au moment où l'Eglise avait perdu toutes ses possessions terrestres, ce qui ôtait tout intérêt au document On voit là, clairement, l'intervention de l'Esprit-Saint promouvant le mensonge et l'imposture pour la défense de son Eglise romaine "sainte" et "divine".

(1) -Cf. Dictionnaire historique de la Papauté -Editeur Fayard -Paris Page 669.

Au IXème siècle, pour étayer la nouvelle ecclésiologie d’un évêque de Rome supérieur à tout l’épiscopat les promoteurs du centralisme romain vont de nouveau avoir recours à des faux : - les fausses Décrétales (ou décrétales isidoriennes, du nom de leur auteur, Isidorus Mercator), forgées de toutes pièces afin de soumettre les évêques au pouvoir de Rome en affirmant mensongèrement que le pontife latin a depuis le début du christianisme une primauté de juridiction sur l’Eglise tout entière. Les canonistes romains s’en serviront ensuite pour justifier la doctrine de la primauté de droit divin du pape et de l’infaillibilité de son magistère, doctrine qui sera érigée en dogme lors du concile Vatican 1 en 1870.

Il est évident que c’était faire fi de la tradition patristique et conciliaire ! Le quatrième concile oecuménique (Chalcédoine - 451) avait seulement reconnu à l’évêque de Rome le premier rang d’honneur parmi les quatre autres patriarches (Jérusalem, Antioche, Alexandrie et Constantinople), en ajoutant expressément que cette primauté "d’honneur" lui avait été attribuée (canon 28) : "parce que Rome était la ville régnante..." comme ancienne capitale de l’Empire...

Du reste, et nous sommes là au VIIème siècle, l’un des plus illustre évêque de Rome, le pape Saint Grégoire le Grand (Lib.V Epist.18 - Lib.VIII Epist.30) n’hésitait pas à déclarer au patriarche Jean d’Alexandrie que le titre d’évêque universel (et alors il ne s’agissait encore que d’un qualificatif honorifique) est "extravagant, orgueilleux, impie, cause de division dans l’Eglise". Il ne souffrait pas qu’on lui décernât un "titre aussi criminel et blasphématoire envers Dieu". Le patriarche Jean l’ayant appelé évêque universel, il lui répondit sur le champ: "Je vous en prie, ne donnez jamais ce nom à personne; mais rendons grâce à Celui qui a fait de tous les hommes un seul troupeau, sous un seul pasteur, qui est Lui-Même".

"Quiconque, disait-il en une autre circonstance, s’appelle évêque universel ou désire ce titre est, par son orgueil insensé, le précurseur de l’Antéchrist." Qu’eut-il dit s’il se fut trouvé au concile Vatican 1 de 1870 ?

Les auteurs modernes ne censurent pas systématiquement ce qui a trait à l’affaire des «fausses décrétales». L’Académicien Daniel Rops l’évoque dans "l’Eglise des Temps Barbares" (Paris, 1950, chapitres sept et huit). Mais d’une façon générale la hiérarchie catholique-romaine préfère taire ce qui pourrait heurter la conscience de nombreux fidèles soucieux de la vérité historique.

Les fausses décrétales représentent un ensemble de textes qui contiennent ce qu’aucun évêque de Rome n’avait osé écrire jusque là; à savoir que depuis toujours l’évêque romain se tenait pour l’évêque des évêques et le chef de toute l’Eglise.

Avant le VIIIème siècle existent des décrétales signées de la main des évêques de Rome. Celles-ci ne traduisent rien d’autre que ce que l’Eglise indivise avait toujours proclamé par la voix des conciles oecuméniques (seule autorité légitime reconnue par tous). Puis des clercs inventent des textes qu’ils datent frauduleusement des temps anciens et apportent ainsi la "preuve" de l’autorité exceptionnelle d’un évêque de Rome supérieur à tout l’épiscopat.

L’efficacité des faux devient telle en Occident que la résistance de l’épiscopat est pratiquement nulle, mais vers les Xème-XIème siècles les Eglises occidentales souffrent des effets de la féodalisation et de la simonie. Un parti favorable à la domination romaine n’a aucun mal à se former et à faire prévaloir ses vues dans les conciles locaux. Seul le concile de Constance (1414-1418) témoigne que la mémoire de l’ancienne constitution de l’Eglise subsiste encore dans les thèses gallicanes défendues par Jean Gerson. C’est le principe réaffirmé de la supériorité du concile général sur le pape, définition nourrie par la transmission de la tradition apostolique, alimentée par la connaissance des sept conciles oecuméniques et les Pères de l’Eglise.

Selon l’Abbé Fleury, page 508 du tome neuvième de "l’Histoire Ecclésiastique" édité en 1702 (années 679 à 794), "les fausses décrétales ont passé pour vraies pendant 800 ans". Et il ajoute encore: "il est vrai qu’il n’y a plus aujourd’hui d’homme médiocrement instruit en ces matières qui n’en reconnaisse la fausseté". Et encore page 507 : "La matière de ces lettres en découvre encore la supposition.

Elles parlent d’ archevêques, de primats, de patriarches ; comme si ces titres avaient été reçu dès la naissance de l’Eglise. Elles défendent de tenir aucun concile, même provincial, sans la permission du pape, et représentent comme ordinaires les appellations à Rome."

Remarquons bien que ces lignes furent écrites en 1702, soit dix-huit années seulement après la "Déclaration des Quatre Article Gallicans" de Bossuet (signés par tous les évêques de France...) où l’évêque de Meaux rappelait le bien fondé du concile de Constance, avec la supériorité du concile général sur le pape. La tourmente révolutionnaire, le concordat napoléonien et surtout, le concile romain de 1870 aboutiront à la perte d’une partie essentielle de la mémoire religieuse en France. Nous sommes heureux de pouvoir participer au rétablissement de la vérité historique par cet article et la publication des extraits de l’ouvrage encyclopédique de l’Abbé Fleury à qui nous rendons un bien sincère hommage.

Monseigneur Thierry Teyssot (fin de citations).

Que pouvons-nous retenir de cet ensemble de textes :

  • D'abord que le site « la question » ment, comme ont menti pendant des siècles les clercs falsificateurs de l'église romaine.

  • Ensuite que la prétention romaine à la « catholicité=universalité » est un gros mensonge dont les chrétiens d'obédience romaine n'ont pas conscience tant le bourrage de crânes est prégnant y compris dans les discours du pape actuel.

  • Ensuite encore que selon le grand évêque de Rome que fut Saint Grégoire le Grand (VIIIème siècle) « est criminel et blasphématoire contre Dieu le titre de pape universel (étymologiquement catholique) et précurseur de l'antéchrist ».

  • Enfin que si l'empereur Constantin a donné un privilège à l'évêque de Rome c'est bien que le pouvoir de l'empereur est supérieur à celui du pape et non l'inverse. Que l'existence de la prétention romaine au pouvoir suprême s'est établie sur les ruines de l'empire romain au Vème siécle après JC et non comme elle l'affirme sans cesse à la suite d'une parole de Jésus à l'Apôtre Pierre. Parole sur le sens de laquelle les spécialistes ne s'accordent d'ailleurs pas.

En conséquence de quoi nous pouvons être fondés à poser la question (sans jeu de mot) de savoir si tous les évêques de Rome qui ont, depuis saint Grégoire le Grand, porté le titre de « pape » ont été ou sont légitimes et si le siège de l'évêque de Rome ne serait pas vacant depuis ce temps???

Si une réponse positive venait à être donnée à cette double interrogation il s'en suivrait trois conséquences :

  • Aucun des évêques consacrés depuis St Grégoire le Grand, à commencer par ceux qui se sont fait appeler (sic) « papes » et qui ont fait acte d'allégeance au (sic) "pontife" romain, n'aurait reçu d'ordination valide et par voie de conséquence aucun prêtre ayant reçu les ordres de ces évêques ne serait réellement ordonné. Et cela serait vrai pour tous qu'ils soient fidéles de Rome ou anti-conciliaires comme les tenants de l'abbé (sic) Lefrebvre et successeurs.

  • Aucun Concile, depuis Grégoire le Grand, n'aurait été légitime à proclamer les dogmes de foi et encore moins ceux de morale.

  • Aucune des condamnations portées contre la Franc-Maçonnerie par l'église de Rome et par celles qui leur ont donné suite n'est légitime. Condamnations qui sont colportées par des centaines d'ouvrages et de sites plus ou moins injurieux envers les membres de la Maçonnerie, dont le site « la question ». Propos diffamatoires et injurieux qui ne sont jamais démentis par la hiérarchie de l'église romaine en France et à l'étranger... bien au contraire (voir les récents écrits de certains évêques).



30.09.2011

Babylone la grande prostitué d'occident.

 

Babylone la grande prostituée d'occident.

On ne trouve pas moins de 270 référence au nom de cette ville dans la Bible (BJ4/Cd-Rom).

Mais la plus intéressante est celle qu'on trouve dans l'Apocalypse de Jean - Chapitre 17 : La prostituée fameuse. 

1 - Alors l'un des sept Anges aux sept coupes s'en vint me dire : «Viens, que je te montre le jugement de la Prostituée fameuse, assise au bord des grandes eaux;

2 - C'est avec elle qu'ont forniqué les rois de la terre, et les habitants de la terre se sont saoulés du vin de sa prostitution.

3 - Il me transporta au désert, en esprit. Et je vis une femme, assise sur une Bête écarlate couverte de titres blasphématoires et portant sept têtes et dix cornes.

4 - La femme, vêtue de pourpre et d'écarlate, étincelait d'or, de pierres précieuses et de perles; elle tenait à la main une coupe en or, remplie d'abominations et des souillures de sa prostitution.

5 - Sur son front, un nom était inscrit – un mystère! – «Babylone la Grande, la mère des prostituées et des abominations de la terre

6 - Et sous mes yeux, la femme se saoulait du sang des saints et du sang des martyrs de Jésus. À sa vue, je fus bien stupéfait;

7 - mais l'Ange me dit : «Pourquoi t'étonner? Je vais te dire, moi, le mystère de la femme et de la Bête qui la porte, aux sept têtes et aux dix cornes.

.../...

18 - Et cette femme-là, c'est la Grande Cité, celle qui règne sur les rois de la terre.

.../...

23 - ... et tes (ndlr : ceux de la femme/ville) sortilèges ont fourvoyé tous les peuples;

24 - et c'est en elle (ndlr : la femme/ville) que l'on a vu le sang des prophètes et des saints et de tous ceux qui furent égorgés sur la terre.

Notons que la femme est une grande cité, les 7 têtes 7 collines qui l'entourent, les 10 cornes les rois qui se sont soumis à son autorité et les titres blasphématoires ceux dont se parent les puissants de la terre dont le premier d'entre-eux est "infaillible" et "... juge de tout et de tous sans pouvoir être jugé lui-même" (Droit Canonique).

Notons également que tous les exégètes ont vu dans cette prophétie la figure de la ville de Rome au temps de l'Empire romain.

 Qu'en est-il aujourd'hui? Rome est-elle toujours la grande prostituée?

Lu sur un site catholique bien connu ici :

http://docteurangelique.forumactif.com/index.htm?sid=07003ce3bbf0f29331626bf150076f05

"Alexis, vous savez, la mafia est le bras armé des loges maçonniques. Les loges décident et la mafia exécute (au deux sens du terme). Il n'y a qu'à voir les rites d'entrée dans une cosca, décrits par les pentiti, l'utilisation du secret, des symboles maçoniques, etc...".

Note : ce post s'inscrivait dans un fil, initié par une pseudo-nommée "Julia" admiratrice des plus durs extrémistes cathos comme l'abbé de Nantes, dont le thème était : 33 points secrets du Grand Maître de la maçonnerie aux évêques pour détruire l'églises catholique. Nous venons de constater qu'il a fait l'objet d'une censure à la suite du dernier post mentionné ci-dessus particulièrement diffamatoire.

C'est à la suite de ce post que nous avons un peu exploré Internet sous les termes "mafia", "mafia et église catholique"... Ce que nous avons lu est édifiant et témoigne bien de l'actualité de la prophétie de Jean (ci-dessus).

 

Qu'est-ce que la mafia?Nous dirons sans l'ombre d'une hésitation : Une organisation criminelle internationale regroupant diverses familles agissant dans le tafic de stupéfiants, la prostitution, la pornographie, le trafic d'influence, le trafic de main d'oeuvre, le racket.... La liste est longue de ses méfaits. Elle trouverait son origine dans les révoltes paysanes en Sicile contre l'occupation française des années 1290+. Exaltant initialement les valeurs de Liberté et de Fraternité les organisations mafieuses d'origine ont progressivement dérivé en organisations criminelles telles que nous les connaissons aujourd'hui. Leurs rites initiatiques premiers, leur goût du secret, leurs symboles puisés dans la Franc-Maçonnerie opérative et forestière les ont parfois fait confondre avec cette institution. Plusieurs papes ont d'ailleurs mensongèrement associé la Maçonnerie aux Carbonari d'abord fondés pour servir l'unité italienne avant de devenir une secte criminelle aujourd'hui fondue dans l'une ou l'autre des formes mafieuses. C'est sans doute de cette bouse papale que l'auteur a tiré le post en référence.

Puisque nous en sommes venus à évoquer l'action vaticane voici ce qu'en dit un excellent article de Wikipédia : À partir de 1861, date à laquelle le nouvel État italien unifié prit contrôle de la Sicile et des états papaux, les papes furent hostiles à l'État. Dès 1870, le pape déclara être assailli par l’État italien et les catholiques furent fortement encouragés à refuser de coopérer avec lui.../... La Sicile était fortement catholique../.. et se méfiait traditionnellement des étrangers. La friction entre l’Église et l’État donna un grand avantage aux bandes criminelles violentes de Sicile qui pouvaient déclarer aux paysans et aux citadins que coopérer avec la police, qui représentait le nouvel État italien, était un acte anti-catholique.../...

On voit donc ici poindre l'action anti-républicaine et anti-démocratique du Vatican... dont le bras armé était les bandes mafieuses.

Bien plus le même article ajoute : Durant toute la guerre froide, la mafia entretient des liens avec les partis politiques italiens, notamment la Démocratie chrétienne qui gouverne quasiment sans interruption le pays jusqu'aux années 1980. Une commission Anti-Mafia est mise en place en 1963, après plusieurs propositions restées lettre morte (en particulier après le massacre de Portella della Ginestra du 1er mai 1947 organisé par Salvatore Giuliano, dix jours après la victoire de la gauche aux élections locales, et en particulier du paysan sicilien Girolamo Li Causi, membre du Parti communiste italien (PCI). D'autres propositions furent émises, en 1948 par le député communiste Giuseppe Berti, et en 1958 par l'ex-Premier ministre Ferruccio Parri, cette dernière étant rejetée par les politiciens siciliens membres de la Démocratie chrétienne, en particulier Bernardo Mattarella et Giovanni Gioia. Danilo Dolci, surnommé le « Gandhi de Sicile », témoigna en 1967 contre les liens entre la mafia et la classe politique italienne, s'attirant les foudres de trois hauts responsables de la Démocratie chrétienne, dont le ministre Bernardo Mattarella ainsi que celles de l'Eglise.

 

On voit ici la collusion entre le monde religieux, le monde politique et le monde mafieux.

Mais il y a plus :  

Selon le livre "Les dossiers noirs du Vatican" qui n'a reçu aucune forme de contestation de la part du mis en cause et qui traite de "l'argent, le crime et la mafia dans l'Eglise catholique" (auteur Paul Williams, traduit de l'anglais (USA) par Véronique Dassas, Colette St-Hilaire, Éditeur : H & O, Béziers (Hérault), Collection : Autre chose à penser, Résumé) cet ouvrage "entend faire la lumière sur les accords financiers conclus par l'Eglise catholique. Il examine les liens entre l'or des nazis et la banque vaticane, la dépendance de Paul VI envers Michel Sindona, un chef de la mafia internationale, la fraude d'un milliard de dollars de titres contrefaits révélés par le FBI et Interpol ou le scandale de la banque Ambrosiano". Avec en Quatrième de couverture :

 "Avec plus de 50 milliards de dollars en titres, des réserves en or qui dépassent celles de nombreuses nations industrialisées, des biens immobiliers dont la surface totale est supérieure à celles de plusieurs pays et des palais contenant les plus grands trésors artistiques, les richesses de l'Église catholique sont immenses. Pourtant, en 1929, le Vatican est au bord de la ruine. C'est alors que le pape Pie XI décide de signer un traité avec le dirigeant fasciste Benito Mussolini. Grâce à cet accord, le Duce obtient le soutien de l'Église tandis que le Vatican reçoit un paiement de 90 millions de dollars, le statut d'État souverain et la garantie de salaires payés par le gouvernement pour tous les prêtres du pays. Ainsi le pape résout-il d'un coup tous ses problèmes financiers au prix de la soumission de l'Église à l'un des régimes politiques qui allaient bientôt mettre l'Europe à feu et à sang. Cette terrible compromission n'est pourtant que la première d'une longue série... Dans ce livre explosif, Paul Williams expose les preuves irréfutables des accords financiers plus que douteux conclus par l'Église catholique. Il examine, entre autres, les liens qui unissent l'or des nazis à la banque vaticane, la dépendance de Paul VI envers un chef de la mafia internationalement connu, le gigantesque scandale de la banque Ambrosiano, la mort mystérieuse de Jean-Paul Ier et les conséquences sociales désastreuses des affaires de pédophilie."

Et encore : Vatican SA, Publié le 01 juin 2009 par Jean-Marie Le Ray : En Italie vient d'être publié un livre intitulé Vaticano SpA, où SpA signifie Società per Azioni, qui est la forme statutaire équivalente de la SA, la Société anonyme en France. Ce livre, écrit par un journaliste, Gianluigi Nuzzi, se base sur les archives gardées secrètes de Monseigneur Renato Dardozzi, soit environ 4 000 documents collectés sur un quart de siècle, tous plus confidentiels les uns que les autres (relevés de compte, fiches d'ouverture de comptes chiffrés avec les signatures déposées, correspondance réservée avec le pape Jean-Paul II et les plus hauts dignitaires de l'époque, de 1974 à la fin des années 90), qu'il a voulu rendre publics après sa mort, "pour que tout le monde puisse savoir ce qui s'est passé", selon ses dispositions testamentaires.

C'est ainsi que l'on découvre, de chapitre en chapitre, les innombrables méfaits de son Excellence Révérendissime Monseigneur Donato De Bonis, Chapelain Grand Croix Conventuel ‘ad honorem’, Prélat de l’Ordre de Malte, décédé le 23 avril 2001, qui a fait ce qu'il a voulu au sein de la Banque du Vatican, l’IOR (l’Institut des Œuvres de Religion), en réussissant pratiquement à créer un IOR parallèle, une banque dans la banque, grâce à laquelle il a pu "gérer", de 1989 à 1993, 17 comptes principaux sur lesquels ont transité presque 300 millions d'euros... Où l'on comprend que les enseignements de Marcinkus, dont il était le second, n'ont pas été vains, puisqu'il a pu ainsi créer un véritable "paradis fiscal", c'est le cas de dire !

La principale activité de De Bonis a constitué à mettre en place un réseau de comptes clandestins, la plupart au nom de fondations charitables inexistantes, dont la principale, intitulée à une soit-disant Fondation Cardinal Francis Spellman, n'était qu'un compte chiffré (n° 001-3-14774-C) avec deux signatures : celle de De Bonis et celle de Giulio Andreotti. De Bonis indiquant dans ses dispositions testamentaires qu'à sa mort le solde du compte devait être mis à la disposition de Giulio Andreotti ... "pour des œuvres de charité et de bienfaisance, à sa discrétion", il va de soi. C'est ainsi que sur ce compte et d'autres, établis par Carlo Sama, Sergio Cusani et Luigi Bisignani, a transité la presque totalité du plus gros pot-de-vin de tous les temps, la "maxitangente Enimont", surnommée la "madre di tutte le tangenti", ou "mère de toutes les malversations", soit un peu plus de 90 milliards de lires sur un total de 130, près de 0,5 milliard de FF de l'époque... Dont la plupart ont fini leur course dans les poches de Bettino Craxi, Claudio Martelli, Arnaldo Forlani, Paolo Cirino Pomicino, etc. Entre parenthèses, à noter que ce dernier, qui fête ses 70 ans cette année, est encore en vogue puisque, après avoir subi une condamnation définitive, il est présent sur les listes européennes de Berlusconi../...

Le livre se termine sur un chapitre dédié au recyclage de l'argent de la mafia, quelques pages qui feraient une excellente introduction à une histoire ... encore à écrire !

Le banquier Roberto Calvi de la Banco Ambrosiano, la banque du Vatican, a été suicidé (étranglé puis pendu) sous le pont des Black Friards à Londres (meurtre rituel: des briques dans lespoches...) (assassinat par le parrain mafieux Pippo Calo)... (quelques heures auparavant, sa secrétaire Grazziella Corrocher est "suicidée" en tombant du 4e étage des bureaux de la Banco Ambrosiano), assassinat de Roberto Rossone directeur général de la Banco Ambrosiano. Guiseppe Dellacha, executive, se tue en tombant d'une fenêtre de la Banca Ambrosiano Milan. Rescandale... Michelle Sidona, financier, grand argentier de la Mafia américaine et sicilienne depuis 1957, qui contrôlait la Finibank propriété du Vatican, est empoisonné en prison à la Strychnine juste avant de comparaître devant les juges. Le général Della Chiesa, le président de la D.C. Aldo Moro sont assassinés. Mgr Marcinkus, banquier du Vatican, est nommé aux USA pour éviter la justice italienne malgré un mandat d'arrêt international. Sources www.bible.chez-alice.fr : F. Hacourt "Le Vatican, l'argent et le pouvoir" Ed EPO 1984, Encyclopedia Britannica, CNN, "La croix" 16 octobre 2003, http://www.radiofrance.fr/franceinter/em/rendezvousavecx/

Le mafieux Giuseppe Calò(alias « Pipo Calo ») est l'un des principaux accusés de la mort de Calvi. Selon le journaliste David Yallop, Roberto Calvi aurait été responsable de la mort d'Albino Luciani qui, en tant que pape Jean Paul Ier, préparait une réforme des finances du Vatican. La famille de Calvi prétend que ce dernier était un honnête homme manipulé par d'autres. Selon les juges qui ont enquêté Calvi aurait détourné de l'argent qui appartenait à la mafia qui aurait voulu empêcher la justice de découvrir comment Calvi l'aidait à blanchir de l'argent.

1989

Paul Touvier fasciste, antisémite notoire, criminel contre l'humanité, bourreau des nazis dans la région lyonnaise condamné à mort en 1945, (embauché par le SDECE) est arrêté dans un couvent de Nice : Il vivait dans la clandestinité, protégé par l'Église catholique (l'archevêché de Lyon planquera les archives Touvier à Rome) depuis 1947. Source www.bible.chez-alice.fr: "Histoire" janvier-février 2002, L'Express, L'Alsace, Le Monde,"Le Canard Enchaîné" 06/1990

1992

Le Cardinal Maurice Otunga, archevêque de Nairobi brûle des préservatifs sur la place publique. Le juge Giovanni Falcone est assassiné, son successeur le juge Paolo Borsellino est assassiné. Giulo Andreotti, sept fois président du conseil, sénateur à vie, intime des hiérarchies vaticanes, ami personnel de Jean-Paul II, appelé "le cardinal" est mis en cause par les repentis mafieux dans les affaires Sindona, Calvi, Dalla Chiesa, Pecorelli et Aldo Moro, il serait le patron de la mafia à Rome: ouverture d'une enquête. Il sera acquitté en 1999 puis condamné à 20 ans de prison en 2002 mais ne purgera pas sa peine.

1994

La banque du Vatican: IOR (Instituto per l'Opere del Religion, utilisée aussi par la CIA) dérape de nouveau: elle est compromise dans le scandale Enimont où l'IOR a servi de relais à un pot de vin de 93 milliards de lires payé aux partis politiques italiens pour s'assurer la mainmise sur la chimie italienne. La banque du Vatican est aussi impliquée dans un trafic d'armes au profit d'une famille mafieuse de Catane et dans une tentative de détournement informatique de subventions européennes. 

A l'IOR, il n'existe pas de chéquier. Toutes les transactions se font en liquide, en lingots d'or ou par virement. Nul n'a accès aux livres de compte de la banque, pas même les magistrats de Mani Pulite qui se heurtent à l'opacité entretenue par le Saint-Siège. En somme, le Vatican est l'un des paradis fiscaux les plus efficaces au monde.

Une liste de clients prestigieux et… engagés

Pour ceux qui auraient des doutes sur la qualité des services financiers de l'IOR, la liste de ses meilleurs clients est éloquente :

  1. la famille Gambino de New-York, qui a recyclé son argent sale, moyennant une commission de 50%

  2. les chefs mafieux siciliens Toto Riina et Bernardo Provenzano

  3. l'inoxydable Giulio Andreotti, ancien président du Conseil, qui a bénéficié de fonds colossaux

4. le syndicat polonais Solidarnosc

Les « affaires » ont surgi au début des années 80, lorsque deux clans se sont opposés :

  1. d'un côté, une poignée d'homme affiliés à la franc-maçonnerie (la fameuse loge P2 dont il a été largement démontré qu'elle n'avait rien de maçonnique mais tout d'une machine de guerre pour le pouvoir et le fric contre l'état) et à la mafia : Michele Sindona, nommé conseiller financier de l'IOR en 1968 et Roberto Calvi, patron de la Banco Ambrosiano, tout deux membres de la loge Propaganda Due (P2).

  2. de l'autre, un groupe de prélats proches de l'Opus Déi qui décident d'accepter ces clients douteux, pourvus que les profits de l'établissements aillent, comme le prévoit ses statuts, aux oeuvres religieuses nécessiteuses.

Aujourd'hui, les responsables de l'IOR s'appuient sur un conseil de cinq cardinaux pour contrôler l'activité de la banque. Ils pourront toujours méditer le bon mot de Mgr Paul Marcinkus, qui avait coutume de dire : « Est-il possible de vivre dans ce monde sans se soucier d'argent ? Il n'est pas possible de diriger l'Eglise avec des “ Ave Maria ”. »

 

Une fois encore nous n'attaquons pas la foi des catholiques sincères qui sont nombreux. Mais, quand bien même nous comptons dans nos rangs quelques moutons noirs qui relèvent des tribunaux lorsque les faits sont avérés ou patents,  nous ne pouvons pas laisser dire que la Franc-Maçonnerie est mafieuse dans son essence et ses pratiques. Si tel avait été le cas aucun régime totalitaire ne l'aurait interdite ni le Vatican, à la lecture de ce qui précède, condamnée. 

Nous devons rendre justice du fait que, récemment, des cardinaux, et non des moindres, ont fulminé contre les sociétés mafieuses et leurs membres non repentis une peine d'excommunication immédiate et définitive "latæ sententiæ". Celà  suffirat-il à  faire de l'organisation ecclésiale une société au dessus de tout soupçon? 

A suivre... mais il va de soi que nous ouvrirons nos colonnes à tous ceux qui voudront apporter démenti à nos informations qui ne sont encore que parcellaires. Voir aussi :

http://lodgamour.blogspirit.com/archive/2012/01/01/la-gra...

27.07.2011

Attentat d'Oslo

Le temps du chagrin et de l'espérance.

Très touchés et scandalisés par l'attentat d'Oslo perpétré contre toute raison, nous tenons à exprimer nos sincères condoléances attristées à la famille régnante, aux familles touchées par la perte d'un être cher; à apporter notre soutien fraternel au peuple norvégien dans son ensemble. Peuple de qui nous savons le courage, la détermination dans l'adversité et l'attachement aux valeurs philosophiques et humanistes qui fondent nos sociétés occidentales et cimentent l'unité Européenne.

Nous formons dès maintenant à l'attention de tous le vœu maçonnique que l'Espérance, la Foi et la Charité vous encouragent, vous guident et vous soutiennent.

Au delà de nos différences nous adressons aussi à nos Frères Francs-Maçons de Norvège, doublement touchés au cœur par la perte ou la mutilation d'un être cher et par l'horreur du geste d'un des nôtres, notre salut le plus fraternel. Frères Gémissons mais Espérons.

 Le temps de l'analyse.

Oslo et toute la Norvège viennent de vivre le cauchemar d'un attentat dont l'horreur n'a d'égal que celle du 11 septembre aux États-Unis ou celle de certains actes similaires au Proche-Orient notamment. Attentat semble-t-il conçu et réalisé par un seul homme, jeune contre la jeunesse de son pays, sans doute rendu fou par des jeux de massacre sur Internet, par la propagande raciste de l'extrémisme, de son proche parent le populisme et de son cousin le fondamentalisme religieux.

Témoignent de cela ses propres déclarations, ses engagements politiques réels et supposés, ses revendications religieuses et templières. Plus anecdotiques mais non sans influence son amour des armes, celui de la parade chevaleresque, sa fascination pour les thèses du complot, celle d'un idéal de pureté pour lui-même et pour la société. Idéal qui par définition exclue l'autre, l'étranger, le différent...

Aujourd'hui, quelques jours après l'attentat, de nombreux sites politiques extrémistes, religieux de toutes confessions qui ne le sont pas moins, et même para-maçonniques, s'échinent à démontrer, contre l'évidence, l'impossibilité qu'il y avait pour ce criminel d'être de leur mouvance. Cependant que ses paroles, ses écrits et ses actes prouvent que c'est bien parmi eux qu'il a trouvé sa source d'inspiration.

Ainsi trouve-t-on sur l'Internet Français des sites catholiques, fréquemment marqués par l'idéologie intégriste et droitière mais pas seulement, des thèses développées qui de la critique de l'Islam dérivent en stigmatisation de « la racaille musulmane », des appels à la haine raciale « l'immigré cause de tous les maux et porteurs de toutes les tares », religieuse "contre les religions inférieures au prétexte d'avoir reçu la Vérité et l'inspiration divine" et politique « tous pourris, répoublique, la gueuse... ». Le tout accompagné d'un nationalisme exacerbé et violemment anti-européen, d'un révisionnisme affiché. Et il est bien dommage que les autorités religieuses du pays n 'interviennent pas pour calmer tous ces excités. Il n'est pas illusoire de penser qu'un jour un de ceux là passera à l'acte en imitation du massacreur norvégien élevé au rang de « martyr » de la cause.

Il est un point qui doit, pour nous Francs-Maçons, faire intense réflexion. Comment en effet un homme, semble-t-il, normalement constitué peut-il en arriver à transgresser toutes les valeurs reçues de l'éducation, de l'instruction laïque et religieuse, de la réflexion conduite dans sa loge maçonnique d'adoption puisque cela a été acté par le GM de la maçonnerie norvégienne qui se réclame à la fois de la chrétienté et de l'humanisme?

Nos procédures de recrutement seraient-elles trop lâches? Faudrait-il imposer à nos candidats des preuves de moralité certaine? Faudrait-il leur imposer un temps de noviciat extérieur en vue de les observer, de les apprécier avant leur entrée en loge? Cet homme de 32 ans n'est-il pas entré en maçonnerie trop jeune, avec une maturité insuffisante? Y aurait-il dans nos loges des groupuscules, des déviances susceptibles d'entrainer certains, plus fragiles, vers ces chemins de perdition des âmes et des esprits? Certaines obédiences marquées politiquement ou religieusement, voire les deux, certains petits et grands prieurés plus ou moins exotiques, certains rites fortement déistes ne pourraient-ils y conduire aussi? Chacun de nous est-il capable de porter un regard d'attention bienveillante sur ses Frères afin de prévenir les dérives affairistes, idéologiques ou psychologiques? Notre conception de la tolérance n'est-elle pas à repréciser?...

Autant de questions, et bien d'autres à venir, auxquelles nous n'avons pas de réponse mais auxquelles nous renvoie l'attentat meurtrier d'Oslo.

Lire aussi :

http://www.hiram.be/Tueries-en-Norvege-Reactions-de-Franc...

 

27.06.2011

Invitation au ménage.

Un de nos correspondants qui ne souhaite pas être identifié nous adresse le message d'encouragement suivant :
 
Bonjour à vous,
 
Je vous encourage à continuer votre entreprise qui je l'espère lèvera encore un peu le voile de l'obscurantisme.
 
Je ne souhaite pas être publié, je voulais vous faire part d'une simple réflexion: "charité bien ordonnée commence par soi même" et je pense qu'il faudrait de la même manière que vous poursuivez les attaques anti-maçonniques externes, chercher et dénoncer les actes anti-maçonniques internes. Toutes ces attristantes affaires qui ternissent notre Ordre et l'Art Royal en général, tout ce qui donne de l'eau au moulin de nos détracteurs, corruptions, affairisme, courses aux titres et aux pouvoirs, subordination et basse flagorneries aux pouvoirs politiques en place. Les Ecuries d'Augias sont chez nous soyez notre Hercule.
 
Si nous comprenons bien l'intention nous en voyons aussi les difficultés.
Faire le ménage devant nos portes est certainement utile et nécessaire cependant :
 
- D'autres blogs font ça très bien (Hiram.be par exemple).
- Nous ne pensons pas utile d'ajouter au désordre ambiant qui touche au moins deux grandes obédiences françaises.
- Nous n'avons pas forcément compétence pour juger des fautes de nos frères pris individuellement. La justice maçonnique et éventuellement la justice civile sont là pour ça.
 
Quant à être l'hercule de qui ou de quoi que ce soit ayons l'humilité d'être déjà ce que nous devrions être. 
 
Emmanuel