30.04.2008

Extrait d'un ancien rituel dit "de Berne" (vers 1740)

Extrait d'un texte maçonnique publié au début du 20ème siècle divulguant un rituel maçonnique très ancien puisque daté par les spécialistes de 1740 environ (soit en même temps ou presque que la première condamnation papale de Clément XII - In Eminenti - 1738) 

 L'article extrait et présenté ici ne devait être lu qu'aux candidats catholiques romains.

".../... A l'Egard du scrupule que bien des gens ont conçû au sujet des Censures Ecclesiastiques, que l'on pretend étre lancées contre Nous, cet Objet ne doit pas inquieter lorsqu'on veût y reflechir, sans vouloir se soustraire à l'Obéissance du St-Siege, il est permis de Connoitre jusques ou vâ son pouvoir sur tout, lorsque l'on puise la Regle de son Jugement dans les Sts-Canons, qui font eux memes toutte l'Authorité du Souverain Pontife; Or nous apprenons par ces Canons qu'une Excommunication ne peût etre valable qu'autant qu'elle a été portée en Connoissance de Cause, attendû que le Mal ne se suppose point, etant surs comme Nous Sommes que le Pape n'a pas crû etre instruit de ce qui se passe parmi Nous, Nous sommes deja convenûs que l'Excommunication est nulle de plein Droit, puis qu'elle à manqué du Moyen necessaire pr. la fonder, mais à supposer que sous le Titre de Censure Conditionnelle elle puisse avoir quelque force, notre Conscience dans ce Cas est notre veritable Refuge, et puis qu'elle ne nous reproche rien, nous devons en etre parfaitement tranquilles.../...".

On ne peut être plus clair. Nous pouvons donc considérer comme nulles toutes les condamnations qui ont repris cette condamnation de Clément XII y compris la dernière sous la plume de J. Ratzinger. Et nous pouvons aussi considérer comme "faux témoins" tous les papes, cardinaux et évêques successifs qui ont fulminé contre la maçonnerie sans être plus instruits que leur prédécesseur Clément.   

Emmanuel

 

16.04.2008

La question de l'avortement et l'anti-maçonnisme.

De l'antimaçonnisme au moyen de la lutte religieuse contre la contraception et l'avortement .

De très nombreuses églises et religions se déclarent, au motifs respectables du droit à la vie et de son respect, opposées aux lois relatives à la contraception et à l'IVG sous le prétexte que ces textes auraient été concoctés dans les loges maçonniques.

Outre que c'est faire injure aux promoteurs de ces textes, notamment Mr Neuwirth et Mme Veil, que de les penser inféodés, à la maçonnerie ou à quelque autre mouvement, il s'agit d'un mensonge grossier, propagé à l'origine par des maçons qui y ont trouvé occasion de se faire mousser à peu de frais.

Il est vrai qu'un ancien Grand Maître d'une des principales obédiences françaises fut, avec d'autres, l'un des artisans de ces évolutions sociétales. Mais il le fut d'abord en raison de ses hautes compétences médicales, internationalement reconnues, sans que son appartenance et ses fonctions maçonniques y soient pour grand chose.

 Il y a donc là, aux fins de discréditer les lois consécutives et d'alimenter l'anti-maçonnisme, utilisation abusive et bassement mensongère de la qualité maçonnique d'un homme de grande réputation .

Il est vrai que des maçons se sont exprimé publiquement, de manière individuelle ou collective, sur ces questions de société. Ils ne l'ont fait ni plus ni moins que n'importe quel autre citoyen donnant son sentiment sur tel ou tel aspect de la vie publique. Cela n'implique nullement que des lois soient sorties toutes armées des loges maçonniques.

Force est de constater que là encore les mouvements d'inspiration chrétienne, notamment catholiques, ouvertement soutenus par leurs églises, se font les complices, voire les acteurs propagandistes, de ces mensonges et de cette désinformation qui tient pour rien l'opinion publique et ses évolutions, l'indépendances des élus de la nation qui, comme une partie importante des citoyens, se réclament eux aussi des idéaux chrétiens.

Mettons donc les choses au point :

- L'église catholique, et dans son sillage les autres églises et religions, est (sont) opposée(s) à la contraception pour la raison du droit à la vie, de la vie don de dieu, parce que l'acte sexuel n'a qu'une fin "naturelle", la procréation, qui serait accomplissement de la volonté divine... Tout acte, voire toute intention d'acte, visant à empêcher cette fin est considéré comme faute, péché, crime... Il s'ensuit donc qu'aux yeux des églises et religions seules les relations sexuelles dans le mariage, et à l'intérieur de celui-ci, celles réalisées sans le recours aux méthodes non naturelles (pillule, préservatif...), sont licites.

Il y a là de la part de ces églises et religions une grande hypocrisie puisqu'aussi bien les fameuses méthodes, dites "naturelles", tant recommandées par les cléricaux, essentiellement fondées sur l'observation des cycles mensuels, font elles-mêmes obstacle au "plan divin". Tout comme le font de même les non moins fameuses recommandations papales d'abstinence et de chasteté conjugale ou non.

De même les églises sont opposées à l'interruption volontaire de grossesse médicalement assisté (IVG) au nom des droits précédents. Et ce sans aucune prise en compte des conditions de survenance de la grossesse, de la situation de la famille où elle survient, de celle de la femme, qu'elle soit consentante dans le meilleurs de cas, ou obligé de la subir dans la pupart des cas. On nous objectera que faire un enfant est un acte responsable qui engage toute la personnalité des parents. C'est vrai. Mais la réalité des situations dément depuis des millénaires cette vision idéale.

Prôner comme le font les clercs que la conception est la finalité de l'acte d'amour c'est en fait réduire cet acte à la seule dimension utilitaire de reproduction de l'espèce et c'est tenir pour rien les autres raisons qui interviennent dans la décision plus ou moins consciente de faire un enfant.

De tous temps les hommes ont cherché à contrôler leur fécondité. A tenir un équilibre entre la continuation de l'espèce et la survie immédiate. Ce fut vrai pour les premiers hommes, cueilleurs-chasseurs, pour qui l'enfant était un gage de renforcement du clan en même temps qu'il ne devait pas être un handicap pour sa mobilité dans la recherche de l'indispensable nourriture. Ce l'est encore pour les peuples évolués, dispensés pour beaucoup de l'angoisse alimentaire immédiate, mais toujours confrontés à des conditions de vie quelques fois précaires mais le plus souvent difficiles, voire très difficiles.

De tous temps les femmes ont donc eu recours à l'herbe des anges et à l'avortement. Jusqu'à une date récente la contraception, bien qu'interdite, était admise dès lors qu'elle restait discrète et n'était pas de notoriété publique. Jusqu'à une date récente encore, l'avortement, même s'il était officiellement condamné, règlait bien des drames humains, ou arrangeait bien des intérêts familliaux, dans des arrières cuisines, sous le regard compatissant d'un crucifix, mais au prix d'une terrible boucherie qui condamnait aussi sûrement l'enfant à naître que la mère élevée au rang de criminelle.

Boucherie face à laquelle on n'a pas beaucoup vu les églises et religions, généralement placées du côté des puissants, s'élever avec force, hormis quelques vagues textes, alors qu'on les voit s'ériger en virulents censeurs de lois qui tentent seulement d'apporter un peu d'ordre dans le chao des détresses humaines nées de grossesses non désirées, un peu d'humanité et de sécurité dans un acte où le barbare le disputait souvent au sordide.

Si la contraception doit être considérée comme normale pour assurer les équilibres démographiques, il faut affirmer avec force que l'avortement, sous toutes ses formes et surtout lorsqu'il est utilisé comme moyen contraceptif ordinaire, est un fléau plus que millénaire qui est et qui reste un crime contre la vie humaine.

Ce n'est pas pour autant qu'il faille déplacer le débat sur le terrain de la guerre idéologique à base de projet théocratique et tenir pour rien ni l'état des connaissances scientifiques, ni l'ensemble des situations humaines, sociales, économiques et autres qui peuvent amener un femme, porteuse de la vie, à envisager la supression de cette vie.

Que dit la science à ce sujet? Qu'on ne sait pas déterminer avec précision le moment du passage de l'état d'amas de cellules à l'état d'être humain en gestation. Qu'on ne sait pas dire ce qui les distingue? Est-ce le premier battement de coeur? Autre chose? A cela les religions répondent "est enfant à naître la rencontre née de l'acte d'amour", voire même "dès l'intention des deux parents d'accomplir cet acte" au nom d'une supposée intention divine qui illuminerait l'acte sexuel d'une lumière particulière. Pourquoi pas? Mais alors il faudrait prouver que cette "intention divine" a une quelconque réalité. Prudents, les scientifiques, se basant sur leurs constations, statuent pour la plupart entre 10 et 12 semaines après la rencontre des deux gamètes. Et c'est la limite au delà de laquelle il n'est plus en principe possible de pratiquer un avortement en milieu hospitalier (voir cependant la grande variété des dispositions légales pays par pays).

Ce n'est donc pas sur ce terrain là que doit porter le débat, voire le combat, jusqu'à plus ample information de source divine et/ou scientifique. Le combat doit porter sur ce qui fait la décision d'avortement. Et là on ne peux pas mettre sur le même pied d'égalité la grossesse issue d'un viol, d'un abus de faiblesse, d'un moment de passion amoureuse, voire même de soumission amoureuse. On ne peut pas non plus comparer la gamine irréfléchie et la femme mure sachant se qu'elle fait. Pas plus qu'on ne peut accepter comme équivalentes la situation de détresse d'une femme déjà mère et en situation précaire et celle la femme nantie soucieuse de son apparence et/ou de son confort, la femme peu éduquée et informée et l'intellectuelle parfaitement au courant des moyens contraceptifs "d'avant et d'après"....

D'où la nécessité de faire porter le débat sur l'éducation, l'information, l'aide, l'assistance... mais aussi sur les dispositifs d'accueil de l'enfant à naître,  également sur les conditions de vie de la grande majorité des hommes et des femmes de notre temps de telle sorte qu'aucun d'entre eux ne puisse plus être placé devant la nécessité de l'avortement.

Ce n'est donc pas en pratiquant le mensonge et la désinformation, en accusant faussement la FM d'être à l'origine de lois prétenduement iniques, que les églises et religions, lutteront efficacement contre le fléau de l'avortement. On y parviendra au contraire en réunissant les hommes et les femmes de bonne volonté et de toutes origines sur un projet de société "humaniste" au sens le plus élevé du terme.

Mais le veulent-elles? Ne sont-elles pas plutôt portées à instrumentaliser l'avortement pour en faire une machine de guerre contre des sociétés démocratiques, laïques dénoncées par elles comme étant "sans Dieu"? Dieu sur la définition duquel elles ne parviennent d'ailleurs pas à s'entendre et le leur étant évidemment le meilleur.

Il n'est pas sûr que les hommes aient besoin de dieux pour être hommes. Mais assurément "Dieu a besoin des hommes" pour se révéler. Il n'y a pas de révélation possible pour des hommes en désespérance. Il n'y a donc pas de devoir plus impérieux pour le "croyant", quelle que soit sa croyance, que de lutter contre les causes de la désespérance.

Comme disait l'Abbé Pierre "Le ciel oui mais pas sans les hommes".

Dans cette lutte contre la désespérance si des Franc-Maçons ont pu être de quelque utilité, au moyen de propositions de lois de progrès, nous devons, loin des anathèmes, nous en réjouir et travailler ensemble pour améliorer, compléter, rectifier s'il le faut les textes et les moyens afin que les hommes, allégés des fardeaux de la vie, puissent se tourner vers le ciel. Il faudra simplement veiller à ce que chacun puisse librement choisir la couleur de son ciel.

Emmanuel

 

03.03.2008

Chrétiens et "machoires d'ânes"*

Nous avons  mis en ligne le texte de l'interview donnée au Nouvelliste par Mgr Dominique REY, évêque de Fréjus-Toulon relatif à la compatibilité entre église et FM. Notons au passage que c'est l'église catholique (ECAR) qui pose la question de cette incompatibilité alors que pour la FM il n'y en a aucune.

A cette occasion nous avons constaté qu'une sorte de dialogue musclé (c'est mieux que rien) s'était engagé via les "commentaires" entre des FM et certains intervenants catholiques, dont le journaliste auteur de l'interview de l'évêque.  

Un de nos correspondants nous signale que deux commentaires viennent d'être censurés afin de laisser le dernier mot à ce journaliste d'évident parti pris écclésial. Comme nous suivons depuis qq temps Le Nouvelliste nous avons pu vérifier la véracité de notre information.

Nous décernons donc à Mr ****, journaliste de son état,  pour son acte de soumission ecclésiastique notre "Mâchoire d'Ane d'Os*". Nous y associerons le pseudo nommé "MD. sac XPSTI" dont nous pensons qu'il appartient à la secte chrétienne des "soldats du Christ"

*"Mâchoires d'ânes" était un qualificatif donné par les anciens romains aux premiers chrétiens qui furent, vis à vis de la Gnose et plus tard de toutes autres formes de pensées que la leur,  dans la posture du "soyons frères ou je t'assomme.  

Nous le prendrons pour un compliment!!!

Mgr Dominique Rey, évêque de Fréjus-Toulon a sorti un nouveau livre aux éditions Salvator qui répond à la question "Peut-on être chrétien et franc-maçon ?" .Qu’en est-il vraiment ? La foi chrétienne est-elle conciliable avec la franc maçonnerie ? Quelle est la position de l’Église catholique vis-à-vis de ces courants ?

Telles sont les questions posées par l'auteur (Yvan de Rauglaudre) d'une note de lecture sur le site de l'évêque de Fréjus-Toulon Mrg Dominique Rey. Et voilà ses réponses : 

"La franc-maçonnerie n’imposerait aucun "principe" mais viserait plutôt à rassembler, au-delà des frontières des diverses religions et visions du monde, des hommes et des femmes de bonne volonté, sur la base de valeurs humanistes compréhensibles et acceptables par tous. La franc-maçonnerie constituerait un élément de cohésion pour tous ceux qui croient en l’Architecte de l’Univers et qui se sentent engagés à l’égard des ces orientations morales fondamentales qui sont définies, par exemple, dans le Décalogue ; elle n’éloignerait personne de sa religion mais constituerait au contraire une incitation à y adhérer davantage.".

Evidemment, et comme on pouvait s'y attendre, la suite du commentaire, dans une interview à la Nef, expose les réponses de l'évêque qui démentent ce joli tableau.

Voilà pourtant un commentateur qui s'est approché très près de la réalité maçonnique et qui a su éviter les habituels poncifs négatifs sur la FM. Merci Monsieur. Dieu, Grand Architecte de l'Univers, puisse-t-il inspirer tous vos frères en religion... A commercer par les clercs au service de "l'Eglise une, sainte, catholique et apostolique", seule Eglise instituée par le Christ et les premiers Apôtres.

Juste une petite précision : les FM ne croient pas au Grand Architecte de l'Univers comme les croyants croient en leur dieu (celui des chrétiens, des juifs, des musulmans... et sur la qualification duquel ils ne parviennent pas à s'entendre). Mais ils (les FM) proclament comme ils l'ont proclamé depuis  leur origine "l'existence d'un Principe Créateur" (comme Cause Première). 

Lien http://www.diocese-frejus-toulon.com/Peut-on-etre-chretie...

16.06.2007

Lettre ouverte aux Evêques de France

Note initiale modifiée le 21/07/07 
Nous publions ici un texte envoyé par un de nos correspondants (note initiale) :  
A Messeigneurs Evêques
Je viens de recevoir l'appel en vue du versement du Denier de l'Eglise.
Pour la première fois je n'apporterai pas mon don habituel (pas forcément sous la forme du DE). Pourquoi?
Parce que je préfère financer directement une action humanitaire plutôt qu'apporter mon concours financier à une église qui laisse se développer, sous couvert de défense et de promotion de la foi, les thèses les plus extrêmistes contre :

- nos sociétés républicaines, démocratiques et laïques qui pourtant protègent l'exercice libre de la foi (au moins en France).
- nos lois de progrès en faisant du droit à mourir dans la dignité un meurtre complice de l'euthanasie, en refusant aux femmes, qui souvent n'ont pas d'autre choix, le droit d'avorter autrement que sous les aiguilles des faiseuses d'anges.... Ce n'est pas pour autant que je ne considère pas l'euthanaise et l'eugénisme comme des crimes.
- en propageant une doctrine sociale qui n'est qu'une volonté d'instaurer un état de société théocratique sous prétexte d'apaisement des luttes sociales.
- en permettant, sous prétexte d'une vague condamnation et sur la base d'accusations fausses, voire mensongères et calomnieuses, le développement d'un anti-maçonnisme virulent bien proche de  ses cousins monstrueux que sont le complotisme, le racisme, l'anti-sémitisme... qui ont conduit aux pires horreurs du siècle passé ...

Et je ne parlerai même pas de cette résurgence des "fols de Dieu", bien représentée pas certains membres de sites chrétiens et catholiques ou idéologiquement apparentés, et qui fut, à d'autres époques, calamiteuse pour l'Eglise. Ni bien sûr de certaines déclarations épiscopales (Brincard, Girotti...) qui sont rien moins que des incitations au rejet de l'autre et des ingérences dans le droit des sociétés et dans le débat public.
 
Si vous pensez que j'exagère, alors faites recherche dans ces sites qui se disent chrétiens et catholiques sur ces thèmes et relisez les messages chargé d'animosité, voire de haine contre les personnes et les institutions mises en cause. En n'oubliant pas le nombre de messages rectificatifs non publiés par les équipes d'animation qui semblent choisir le camp du rigorisme et de l'intolérance doctrinale plutôt que celui de l'ouverture.
Je vous salue respectueusement.
Noel 
Chrétien, Catholique et Franc-Maçon
A la suite de ce message, également adressé en propre à son évêché, notre correspndant a reçu la réponse suivante :
Bonjour Monsieur,
J'ai bien reçu votre e-mail qui exprime clairement les raisons de votre décision, raisons nombreuses qui vous appartiennent.
Vous comprendrez aisément qu'il n'est pas de notre responsabilité, en tant que Service Denier,  de commenter ou de clarifier tel ou tel point que vous évoquez.
Témoigner de sa foi n'est pas une chose simple que ce soit en tant que personne ou en tant qu'institution. Mais c'est pourtant une responsabilité souvent passionnante. Nous le savons tous. Elle fait aussi appel à la diversité dans l'église qui est toujours une richesse. 
 En vous remerciant d'avoir pris la peine de nous dire votre choix, nous vous assurons de nos sentiments bien fraternels.
Christian V****
Service Denier
Message qui vient de recevoir la réponse qui suit :
Bonjour Monsieur V***
Merci de votre réponse... qui n'en est pas une!
Il ne s'agit pas ici de témoigner de sa foi mais de faux témoignage, d'accusations sans preuve, de dénonciations calomnieuses, d'incitation à la violence religeuse... et de complicité des mêmes chefs etc...
Et si l'église, organisation humaine, (j'ai bien noté dans votre message la minuscule qui la distingue de l'Eglise communauté des croyants au message évangélique) se reconnait dans cette diversité là, on ne peux pas s'étonner de voir les églises (bâtiments et cultes) se vider. 
Merci de transmettre à Mgr A***

22.07.2006

Une idée à "tête dure"!!!

Un de nos correspondant nous fait parvenir le texte d'un message adressé à Mgr Gaillot à la suite de la lecture de son site "Parténia" dont le lien est donné dans notre rubrique "A suivre" : 
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"Bonsoir Très Respectable Père Gaillot
Peut être vous souviendrez-vous de notre rencontre Place ********** à G**** il y a deux ou trois ans de ça. Je suis venu à vous car vous étiez seul et vous m'aviez paru un peu désorienté. J'ai souhaité vous inviter à diner en famille mais vous attendiez quelqu'un. Dans notre échange je vous ai rappelé que bien que Franc-Maçon j'avais participé au Comité de soutien organisé par Mgr ***** alors Evêque de ******.
Le hasard m'a conduit sur votre site à la suite d'une recherche sur Compostelle que j'ai eu moi aussi le privilège de cheminer depuis Vézelay. Au passage j'ai relevé ceci :"

"Quand le livre parut, je fus chaleureusement convié à la séance de signatures à Dijon. Arrivé à la gare, Jean m'attendait avec une grande coquille qui pendait à son cou. " Je suis franc-maçon " me dit-il. Je ne savais pas qu'en allant à la Maison des Jeunes et de la Culture, où avait lieu la rencontre, je trouverais des francs-maçons de toute la région. Tous manifestaient leur intérêt pour la démarche du pèlerinage. Eux aussi se réclamaient d'une spiritualité sans dogme, sans révélation. Une transcendance sans Dieu". 

Je ne puis que m'élever avec force contre cette dernière affirmation contraire à la réalité maçonnique. Il est vrai qu'une petite partie des FM est athée voire même très anti-cléricale. Pour le reste, soit 95% des 5 millions des maçons du monde est vraie cette affirmation très ancienne "La FM proclame, comme elle l'a proclamée depuis ses origines, l'existence d'un Principe Créateur, qu'elle nomme Grand Architecte de l'Univers et qu'elle laisse à chacun de ses membres le soin de définir librement". On ne peut donc pas parler à son sujet de transcendance sans Dieu ni d'absence de révélation. Dans mes loges la Bible est ouverte au Prologue de Jean qui est lu à chacune des tenues. Il est cependant vrai que la FM n'a pas de dogme (sauf un peu celui de la tolérance) et elle laisse à ses membres la liberté de pratiquer la religion de leur choix (c'est ainsi que je me dis Chrétien, Catholique et FM) sous réserve de respecter les choix des autres membres. 

Il serait temps que des hommes de foi comme vous s'abstraient des vieux clichés sur la "synagogue de satan" véhiculés dans l'Eglise depuis les écrits inexacts du sinistre Abbé Barruel et autres Taxil.

Voila ce que je souhaitais vous dire en vous souhaitant courage dans l'action que vous menez contre la pensée (trop) droite. Avec mes respectueuses salutations.

JM******

Réponse de Mgr GAILLOT

Cher ami, merci de vos remarques fraternelles et de vos remarques pertinentes. Bon chemin. Bonne lutte. Fraternellement. Jacques Gaillot

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Voilà bien en effet des idées qui ont, si l'on peut dire la "tête dure". Notre frère aurait pu ajouter la trop longue liste des prêlats catholiques qui ont versé dans l'antimaçonnisme primaire.

Gageons qu'avec Mgr GAILLOT dont l'ouverture d'esprit est bien connue une rectification sera bientôt faite sur son site. 

Emmanuel  

 

12.02.2006

0- Avertissement au lecteur

Il n'entre pas dans notre propos de formuler sur les fondements des différentes religions qui ont fulminé des interdits contre la Franc-Maçonnerie.

Il se peut cependant qu'au cours de nos périgrinations sur la toile nous trouvions telle ou telle opinion à faire connaître à nos lecteurs.

Nous nous bornerons dans ce cas à une brève description précédée du lien pointant le site porteur du texte lui-même.

Il va de soi que ces pointages n'impliquent en aucune manière un soutien de notre part. De même nous n'assumons aucune responsablilité quant au contenu, à la vérité et à la légalité des textes pointés.

La rédaction

28.01.2006

CONTENU DE CE BLOG

Pour l'essentiel :

- Une réponse à nos détracteurs de l'extérieur comme certains mouvements religieux et politiques qui feraient bien de balayer devant leurs portes (y compris celles qu'ils ont dans le dos) avant de s'occuper de nos affaires.
- Un rappel à l'Ordre adressé à tous les parjures de l'intérieur, infidèles à leurs serments, qui trempent dans les eaux troubles de l'affairisme ou qui s'épanchent à longueur d'ondes, de colonnes, de pages de la presse et de l'édition télévisuelle, radiophonique, écrite...

On trouvera donc sur ce blog :

- Une présentation de ce qu'est la Franc-Maçonnerie que nous connaissons et que nous pratiquons. Nous serons heureux de compléter, voire de corriger, notre apport par celui de ceux qui, membres d'une organisation maçonnique, voudront bien nous faire part de leur propre expérience. Nos pages leur seront largement ouvertes. Nous accueillerons aussi volontiers les "profanes" qui accepteront de dialoguer avec nous, voire même de nous apporter une contestation de bon aloi, entre gens courtois et de bonne éducation.
- Divers articles sur de nombreux sujets en commençant notamment par une analyse critique des textes de condamnation de la Franc-Maconnerie.
- Des commentaires sur des ouvrages, revues, articles concernant aussi bien la connaissance de la Franc-Maçonnerie que l'anti-maçonnisme d'origine religieuse ou politique.
- Des liens vers divers sites maçonniques ou non...
- Des publications de messages favorables ou non qui seront publiés tels quels ou après censure, selon ce qui sera nécessaire à la bonne tenue de ce blog.

... Chaud devant! Et gare aux volées de bois vert!!!

Bien d'autres choses encore au gré des flux et reflux de l'existence dont nous savons bien qu'elle n'est pas un fleuve tranquille au milieu duquel coule une rivière.